L’EST tient son assemblée générale ordinaire (Saisons sportives 2023/2024-2024/2025- 2025/2026) : Des dépenses à maîtriser
La masse salariale est un poste de budget conséquent. Un élément de dépense, et pas le seul, que les dirigeants « sang et or » sont appelés à maîtriser pour un meilleur équilibre budgétaire qui ne peut se faire également sans une augmentation des recettes.
La Presse — Les rapports financiers des trois derniers exercices, 2023/2024-2024/2025 & 2025/2026, présentés lors de l’assemblée générale ordinaire de l’Espérance Sportive de Tunis tenue avant-hier, ont mis l’accent sur un élément de budget conséquent : la masse salariale.
A titre d’exemple, lors de la saison 2023-2024, les salaires et les primes ont atteint la somme de 34.642 millions de dinars, ce qui représente 67.7 % du budget. Un autre poste budgétaire a augmenté lors de cette saison, les dépenses liées à l’hébergement, les déplacements et la logistique des matchs : 7.246 millions de dinars, soit une augmentation de l’ordre de 1 million de dinars. Logique dans la mesure où l’équipe a disputé le tournoi de l’African Football League et atteint la finale de la Ligue des champions.
La saison suivante est la seule sur les trois derniers exercices où la balance financière est excédentaire : l’exercice 2024-2025 s’est clôturé avec un bénéfice de l’ordre 23.786 millions de dinars.
Une saison exceptionnelle qui a vu l’équipe disputer la Coupe du monde des clubs. Par ailleurs, les recettes de la participation à la Ligue des champions et la Coupe du monde sont de l’ordre de 36.857 millions de dinars. Le total des recettes a été exceptionnel : 91.862 millions de dinars, sachant que les dépenses sont d’un montant de 68.077 millions de dinars.
Un lourd déficit de 19. 530 millions de dinars
Si la saison 2024-2025 a été exceptionnelle sportivement et financièrement, les recettes de l’exercice 2025-2026 ont chuté à 52.218 millions de dinars alors que les dépenses ont augmenté, atteignant la somme de 71.748 millions de dinars, soit une augmentation de l’ordre de 3.672 millions de dinars par rapport à l’exercice précédent. Cela dit, la saison 2025-2026 enregistre un lourd déficit : 19. 530 millions de dinars. Le football accumule à lui seul 80,3% des dépenses, soit 57.621 millions de dinars.
Pour maîtriser les dépenses, Chokri El Ouaer a changé de stratégie cet été. Plus question que des joueurs partent gratuitement. En témoigne le transfert de Mohamed Amine Tougaï à Ahli Tripoli qui a renfloué les caisses du club d’un montant avoisinant les 2 millions de dollars.
Un modèle économique viable
Lors du dernier mercato estival, Chokri El Ouaer a laissé partir 12 joueurs en fin de contrat. Plus question aussi que des joueurs continuent à toucher des salaires alors qu’on les utilise peu, voire pas du tout. Le vice-président du club chargé du football a fait venir 12 joueurs. Du coup, une nouvelle équipe se construit : « J’ai pris mes fonctions dans une période difficile. J’ai laissé partir 12 joueurs en fin de contrat et à leur place fait venir 12 nouveaux joueurs. Il faut dire que ce n’était pas facile de piocher sur le marché des transferts vu que la concurrence est rude financièrement, notamment les clubs libyens qui ont fait monter les enchères. C’est un nouveau cycle qui commence. Il nous faut du temps pour que les 12 nouveaux venus prennent leurs marques », souligne Chokri El Ouaer qui ajoute : « Je tiens à souligner que nous avons travaillé avec 8 agents et qu’un seul joueur a obtenu une prime de signature. Je pense que nous avons fait un bon mercato et que la balance a été bonne ».
Le président du club est intervenu pour dire que : « Nous nous battons sur le marché des transferts avec des clubs qui ont des budgets avoisinant les 450 millions de dinars », note Hamdi Meddeb.
Le vice-président chargé du football a repris la parole pour annoncer la nouvelle stratégie mise en place : « Nous avons une nouvelle vision que nous sommes en train de mettre en place, notamment au niveau de la formation. Nous comptons faire monter des jeunes dans les deux saisons à venir. Il y a aussi de nouveaux projets qui sont en phase de finalisation et qui permettront d’ailleurs de renforcer les recettes. Nous les annoncerons au début du mois de novembre. L’idée est d’avoir un modèle économique viable, avec une gestion plus moderne et plus efficiente ».
Notons enfin qu’une commission indépendante d’élections a été mise en place. Renseignement pris : on compte organiser des élections, mais pas avant trois mois.



