Jamil Hajri, chef de la section de la sécurité hydrique au Centre tunisien des études de sécurité globale et professeur universitaire en climatologie, a appelé à traiter avec sérieux le dossier du gaspillage de l’eau en Tunisie, déplorant la perte de quantités importantes équivalentes à la moitié de la consommation quotidienne des Tunisiens en raison de l’évaporation.
Dans une déclaration accordée au micro de Diwan FM, Hajri a expliqué que les quantités d’eau perdues à la suite de l’évaporation des barrages oscillent entre 650 000 et 750 000 mètres cubes par jour lorsque les températures atteignent environ 38 degrés Celsius. Il a considéré que ces quantités représentent une proportion importante de la consommation quotidienne d’eau dans le pays. L’expert a indiqué que le problème du gaspillage de l’eau ne se limite pas à l’évaporation, mais comprend également l’accumulation de la boue à l’intérieur des barrages, en particulier les plus anciens d’entre eux, ce qui conduit à la réduction de leur capacité à stocker l’eau, signalant que la non-exploitation des périodes de sécheresse pour le curage de certains barrages et l’élimination de la vase a entraîné la perte d’une partie de leur capacité de stockage.
L’intervenant a ajouté qu’une partie importante de l’eau gaspillée en Tunisie est liée à la vétusté des réseaux de transport et de distribution d’eau relevant de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), attirant également l’attention sur les quantités d’eau perdues annuellement à l’intérieur de certains groupements hydrauliques dédiés à l’eau potable ou à l’irrigation. Il a insisté sur la nécessité de renforcer le contrôle et de miser sur la bonne gestion des ressources en eau.



