Sundowns–Espérance : où et comment les Sang et Or peuvent renverser la situation
L’Espérance Sportive de Tunis joue une partie de son avenir continental ce samedi après-midi au Loftus Versfeld Stadium de Pretoria, à l’occasion de la demi-finale retour de la Ligue africaine des champions. Battus d’une courte tête à Radès (0-1), les Sang et Or abordent ce second acte avec la ferme intention de renverser les Mamelodi Sundowns, solides mais diminués par l’absence de deux cadres défensifs.
Le scénario est clair : l’Espérance doit impérativement marquer pour relancer cette demi-finale. Un but tunisien remettrait instantanément la pression sur des Sud-Africains qui, malgré leur avantage, savent qu’une erreur pourrait leur être fatale devant leur public.
La défaite à domicile a laissé, certes, des regrets mais n’a pas entamé la détermination. L’entraîneur français Patrice Beaumelle a martelé que le score ne reflétait pas la physionomie du match : « Nous avons été plus agressifs, plus engagés et nous nous sommes procurés plusieurs occasions nettes. » Il a également regretté un but refusé à Aboubacar Diakité après intervention de la VAR pour une faute sur le gardien Ronwen Williams, ainsi que la longue interruption qui a « cassé notre dynamique ».
L’Espérance pourra néanmoins s’appuyer sur un précédent encourageant : lors de l’édition 2023-2024, les Sang et Or avaient déjà battu Sundowns à Pretoria en demi-finale retour. Beaumelle se veut confiant : « Rien n’est joué. La décision se fera au match retour, où nous devrons être plus efficaces et plus réalistes ».
A Pretoria, ralliée seulement la veille, après un périple de deux jours est une escale à Dubaï, Beaumelle et son staff technique s’orienteront, d’abord, sur le décrassage et l’activation musculaire. Les températures automnales sud-africaines (oscillant entre 18 et 22°C) offrent d’ailleurs des conditions de jeu bien plus clémentes que la moiteur tunisoise du moment, à condition d’une acclimatation réussie à l’altitude modérée de Pretoria (environ 1 350 mètres).
Côté technico-tactique, le technicien français aura une seule séance d’entraînement à assurer et devrait particulièrement insister sur l’animation offensive et la finition, conscient que son équipe a péché dans ce secteur à Radès malgré plusieurs occasions franches. Il œuvrera, notamment, à souligner les failles exploitables chez l’adversaire sud-africain : une défense centrale qui sera inédite et une certaine fébrilité sous pressing haut.
Cette unique séance sera l’occasion de la prise de contact avec la pelouse du stade Loftus Versfeld Stadium. Réputée rapide, cette pelouse doit permettre aux joueurs d’affiner leurs repères. Beaumelle devrait y effectuer ses derniers réglages, notamment sur les balles arrêtées, secteur dans lequel le club de Bab Souika a souvent fait la différence lors de ses épopées continentales passées.
L’effectif sang et or, notet-ton, accusera une nouvelle absence, celle de Khalil Guennichi blessé, après le forfait de Chiheb Jebali qui avait déjà raté le match aller.
Le club de Pretoria, pour sa part, aborde cette manche retour avec un léger ascendant psychologique, mais l’entraîneur Miguel Cardoso devra composer avec deux absences majeures en défense. Le défenseur central Grant Kekana est suspendu après son expulsion à la 84e minute du match aller pour un jeu dangereux. Le latéral gauche Aubrey Modiba purge également une suspension accumulée depuis les quarts de finale face au Stade Malien.
Pour pallier l’absence de Kekana, plusieurs solutions s’offrent au technicien : Mothobi Mvala, le jeune Khulumani Ndamane ou encore le polyvalent Kegan Johannes. Cardoso sera donc enjoint d’enrôler des joueurs moins expérimentés à ce stade de la compétition face à un ténor contraint de marquer et qui ne manquera pas de presser pour pousser à l’erreur ces jeunes éléments.
Le coup d’envoi sera donné ce samedi 19 avril à 14h00 (heure tunisienne) au Loftus Versfeld Stadium. Le verdict enverra le vainqueur défier en finale le qualifié du duel marocain entre la RS Berkane et l’AS FAR.



