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Symfo Rock Experience : quand la musique devient un droit pour tous

  • 19 avril 2026
  • 5 min de lecture
Symfo Rock Experience : quand la musique devient un droit pour tous

Reçue sur le plateau de RTCI ce samedi 18 avril 2026, dans le cadre de l’émission Panache, Salma Messaoudi, présidente de l’Association Tunisienne El Manar pour la Culture, a exposé la vision et les engagements de sa structure. À l’occasion du lancement officiel de ses activités, marqué par le spectacle Symfo Rock Experience, la responsable associative a défendu une conception de la culture comme droit fondamental et puissant levier d’inclusion sociale.

L’Association Tunisienne El Manar pour la Culture est, selon sa présidente, née d’un engagement collectif animé par la conviction que la culture doit être accessible à tous, sans distinction géographique ni sociale. Salma Messaoudi précise que sa création procède d’une volonté de valoriser les talents locaux et de redonner une place centrale à la culture dans des régions souvent marginalisées.

Sur le plan personnel, l’intervenante fait état d’une conviction profonde : la culture peut transformer des vies. Collectivement, elle décrit le désir d’agir concrètement pour créer des espaces d’expression, de rencontre et d’espoir au bénéfice des jeunes. Les priorités que s’est fixée la structure en découlent naturellement : promouvoir le droit à la culture, soutenir la création artistique, encourager la participation des jeunes et contribuer à une véritable décentralisation culturelle.

Symfo Rock Experience : un lancement officiel entre classique, arabe et rock

La musique s’est imposée comme premier grand axe d’action parce qu’elle constitue, selon la responsable associative, un langage universel capable de toucher immédiatement le public, en particulier les jeunes. Le spectacle Symfo Rock Experience, présenté ce 18 avril 2026 au Centre Culturel El Manzah 6, marque le lancement concret et officiel des activités de l’association.

La présidente de l’association décrit une création artistique qui fait dialoguer musique classique, musique arabe et touches contemporaines de type rock et pop. La soirée s’ouvrira sur un répertoire classique avant de faire interagir celui-ci avec l’univers pop rock, réalisant ainsi un brassage entre deux grands mondes musicaux.

Trois jeunes chefs d’orchestre ont non seulement assuré la direction musicale, mais ont également participé à l’écriture des partitions et aux arrangements pour l’orchestre et le band. L’intervenante salue par ailleurs le directeur du band ainsi que la cheffe du chœur et responsable de la classe de chant. Elle décrit l’état d’esprit de ces jeunes musiciens comme mêlant enthousiasme et fierté, y voyant une opportunité pour eux de se révéler, de prendre des responsabilités artistiques et de se projeter dans un avenir créatif.

Des passerelles musicales au service de l’inclusion

La stratégie d’El Manar repose sur la création de passerelles entre les genres. En intégrant le rock et le pop, l’association entend parler le langage des jeunes tout en les invitant à découvrir d’autres univers musicaux. Il ne s’agit pas, insiste Salma Messaoudi, d’opposer les genres mais de les faire dialoguer.

Cette même logique s’applique à la relation entre tradition musicale arabe et influences contemporaines : la musique arabe constitue une base riche à valoriser et à enrichir d’apports contemporains, afin de créer des formes nouvelles accessibles à tous. La responsable associative est catégorique sur la capacité de la musique à jouer un rôle d’inclusion sociale : elle permet de rassembler, de donner une voix à ceux qui en sont privés, de redonner confiance et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes.

Vers les régions oubliées : défis, partenariats et vision à cinq ans

La question des territoires marginalisés est au cœur de la démarche de l’association . La présidente de l’association explique que ces régions sont souvent les plus éloignées de l’offre culturelle et qu’il appartient à des structures comme la sienne d’aller vers elles. À long terme, elle envisage des ateliers artistiques, des spectacles itinérants, des résidences d’artistes, des formations et des projets participatifs. La culture peut, selon elle, ouvrir des horizons, stimuler la créativité, renforcer l’estime de soi et offrir des alternatives positives face aux difficultés sociales.

L’intervenante confirme également la volonté de nouer des liens avec des structures travaillant auprès des personnes en situation de handicap ainsi qu’avec les maisons de culture régionales, l’inclusion étant au cœur de la démarche associative. Les principaux obstacles identifiés sont liés au financement, à la logistique et au manque d’infrastructures adaptées dans certaines régions.

Pour y faire face, El Manar recherche activement des partenariats fondés sur des valeurs communes et appelle les institutions publiques à faciliter l’accès au financement et à mettre des ressources à disposition. Sur les perspectives à cinq ans, Salma Messaoudi projette une association solidement ancrée dans son territoire, dotée de projets structurants, d’un réseau de partenariats riche et varié, et d’un impact réel sur la vie culturelle et sociale des jeunes.

Auteur

S. M.

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