Tennis – Coupe Davis – L’équipe de Tunisie surclassée par la Suisse : À côté de la plaque !
Un sec 4-0 qui traduit la fragilité de l’équipe tunisienne qui descend en groupe 2 mondial. Tout s’est joué au premier jour.
La Presse — On n’est pas allé jusqu’au 5e match de ce duel Tunisie-Suisse parce que à 3-0 déjà, l’équipe de Suisse avait assuré sa nette victoire. On a joué un 4e match tel une simple formalité et encore, on n’a pu le gagner pour l’honneur. Cette défaite 4-0 est très lourde à digérer, et en même temps elle est limite « humiliante », traduisant bien la valeur de notre équipe depuis des années. Une équipe qui fait l’ascenseur entre les groupes 1 et 2 et qui, à chaque fois qu’on l’attend, ne répond pas présente même des temps où Jaziri était premier joueur. A part quelques étincelles, l’équipe de Tunisie a souvent raté ses matches en coupe Davis même en jouant en Tunisie. Il a manqué toujours ce brin de génie, cette constance et cette solidité dans les choix pour gagner. Et pourtant, un bon nombre de capitaines d’équipe ont défilé avec plusieurs joueurs prometteurs et une ossature plus ou moins conservée. Aucun bond, aucune amélioration. Et cela a ses raisons, bien sûr, premièrement le niveau moyen de nos joueurs quand il s’agit d’une compétition par équipe. Cela n’a rien à voir avec le circuit ATP classique. En deux jours, vous devez avoir des joueurs solides et sobres. Vous devez aussi bien attaquer le premier jour, souvent décisif dans le résultat final. Ce qui n’était pas le cas face à la Suisse. Moez Chergui, le premier joueur tunisien, a raté lamentablement son premier match, lui qui a le métier et la forme après une grande saison 2025. En l’absence de Dougaz, pas encore prêt pour jouer après une longue blessure, Alaâ Trifi, à court d’expérience, n’a rien pu faire. Et à 2-0, tout s’est presque joué pour la Suisse. Le double n’a pas souri à la paire Mansouri-Chergui (la meilleure paire disponible) qui a perdu en deux sets serrés dont l’un au tie-break. Et on l’a dit avant, même une victoire en double n’aurait pas suffi, car il fallait remporter les deux matches suivants en simple. Bref, un 4-0 qui fait mal, parce que c’est lourd comme défaite. Et pourtant, la Suisse ne se présentait pas avec une équipe imbattable sur le papier.
Il fallait mieux se comporter, il fallait mieux se préparer mentalement. Mais c’est toujours cette inconstance des joueurs tunisiens et des techniciens aussi. A un certain haut niveau, ils bloquent quelque part.
Relégués
Maintenant et après ce cuisant revers, l’équipe de Tunisie est reléguée au groupe 2 mondial et attendra septembre pour jouer contre une sélection qui a gagné au play off du groupe 2 mondial. C’est en moyenne la courbe classique de l’équipe nationale en coupe Davis ces dernières années. En tout cas, on n’a pas vu les joueurs tunisiens faire mieux ou rivaliser avec plus de sérieux pour avancer dans cette épreuve majeure. Des individualités de plus en plus usées ? Peut-être. Les quelques joueurs qui restent valables sur le plan international, la FTT les a mal encadrés depuis des années avec peu de soutien financier et technique. Il n’y avait pas proprement dit un intérêt
pour l’équipe nationale et pour les joueurs qui devaient connaître des hauts et des bas, des blessures, et quand ils se trouvaient en forme, c’est souvent à un âge avancé. Mieux, quand la FTT a eu de larges ressources financières, l’argent n’a pas servi à développer une structure technique valable et à allouer plus d’argent pour les quelques joueurs en circulation.
Du temps perdu, des rendez-vous manqués, et, en fin de compte, on en arrive à des défaites aussi larges et si décourageantes pour l’avenir. Perdre de cette façon n’est pas acceptable du tout. Que chacun assume ses responsabilités.
Résultats
Moez Echargui-Jérôme Kym (6-7, 4-6)
Alaa Trifi-Leandro Riedi (1-6, 0-6) Moez Chargui-Skander Mansouri- Jakub Paul-Dominic Stricker (4-6, 6-7)
Aziz Ouakaa-Mika Brunold (2-6, 2-6)