Image : capture d’écran
Dès l’aube ce vendredi 17 avril 2026, des dizaines de milliers de Libanais ont entamé leur retour vers la banlieue sud de Beyrouth ainsi que vers les localités du sud du pays. Ce mouvement de population fait suite à l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu avec Israël, effectif depuis minuit, marquant une accalmie après une vague d’escalade sanglante.
Le retour s’est opéré dans un climat de liesse populaire empreint de prudence. D’importants embouteillages ont été signalés aux entrées de la banlieue sud, tandis que l’axe côtier reliant la capitale à Saïda et Tyr a été submergé par un flux ininterrompu de véhicules. De nombreuses familles, brandissant le signe de la victoire, ont ainsi repris la route de leurs foyers. Cette évolution majeure intervient après l’annonce par le président américain Donald Trump d’un accord de cessation des hostilités pour une durée initiale de dix jours.
Un paysage de désolation et des secours en alerte
Malgré l’élan du retour, la réalité du terrain dévoile l’ampleur des stigmates laissés par les bombardements. Les frappes ont lourdement impacté les zones résidentielles, les infrastructures de base et le tissu commercial. À Nabatieh, les décombres témoignent de la violence des raids ayant ciblé les quartiers habités et le souk central, déstructurant durablement l’économie locale.
En parallèle, l’urgence humanitaire reste de mise sur le terrain. Les opérations de recherche se poursuivent activement pour retrouver des disparus sous les décombres dans plusieurs secteurs. Les équipes de secours et d’ambulances se mobilisent également pour assurer le transfert des blessés et prodiguer des soins aux malades, en particulier ceux restés isolés dans les villages durant toute la période des affrontements.



