Conversion des dettes extérieures: des projets ciblés pour une croissance équitable et inclusive
L’examen du programme de conversion des dettes tunisiennes en projets d’investissement à rentabilité économique a été au centre d’un conseil ministériel restreint tenu mardi, sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sara Zafrani Zanzeri.
Selon un communiqué publié par la Présidence du gouvernement, la conversion des dettes tunisiennes en projets d’investissement contribuera à l’amélioration des indicateurs sociaux, économiques et environnementaux dans l’ensemble des régions du pays, tout en favorisant la création de nouveaux emplois.
La cheffe du gouvernement a souligné que le mécanisme de conversion de la dette extérieure en investissements directs dans des projets de développement à priorité nationale constitue l’un des outils les plus importants dans le cadre de la coopération bilatérale avec plusieurs pays partenaires. Elle a mis en avant les avantages de ce mécanisme, notamment l’allègement du fardeau de la dette et une plus grande souplesse des procédures.
Elle a également affirmé que la Tunisie choisira les projets à réaliser en fonction de ses choix nationaux, conformément aux orientations du président de la République, Kaïs Saïed.
Insistant sur l’importance de convertir une partie de la dette extérieure en nouveaux projets de développement dans différentes régions du pays, la cheffe du gouvernement a rappelé que ce mécanisme figure parmi les outils financiers innovants. Elle a précisé qu’il s’agit d’un levier stratégique à double effet, permettant d’une part d’alléger la charge du service de la dette et, d’autre part, de mobiliser des financements flexibles et ciblés afin de stimuler une croissance équitable et inclusive.
Parmi les initiatives en cours, elle a rappelé l’adhésion de la Tunisie à l’initiative de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale (CESAO), visant la mise en œuvre de projets adaptés aux défis climatiques.
La cheffe du gouvernement a, en outre, souligné la nécessité de tirer pleinement parti des outils de coopération disponibles et de poursuivre les mécanismes de conversion de la dette extérieure en investissements dans des projets de développement conformes aux choix nationaux de l’État, afin de garantir la souveraineté du pays en matière de planification du développement.
Elle a réaffirmé l’engagement de la Tunisie à convertir les dettes extérieures de plusieurs pays concernés par ce mécanisme en projets alignés sur les priorités nationales et les plans de développement de l’État. Cette démarche vise à contribuer au développement économique et social, à la promotion de l’investissement, à la réalisation de projets à efficacité économique et au renforcement des perspectives d’emploi.
De son côté, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté un ensemble de projets de développement susceptibles d’être proposés aux partenaires internationaux dans le cadre de discussions bilatérales. Il s’agit de projets pilotes, notamment dans le domaine de l’emploi, ainsi que de projets relevant des secteurs de la santé, de l’agriculture, des infrastructures, de la technologie, du transport, de l’assainissement, des énergies renouvelables et de la sécurité énergétique.
Ces projets ont pour objectif de renforcer l’intégration sociale et économique, d’améliorer la production agricole et de consolider la sécurité alimentaire.
À l’issue des travaux, le conseil a appelé à assurer un suivi rigoureux des projets proposés avec les partenaires internationaux dans le cadre du mécanisme de conversion des dettes en investissements. Ces projets prioritaires sont appelés à renforcer la croissance économique, à créer des emplois et à promouvoir la justice sociale ainsi qu’un développement équitable et intégré, en réponse aux aspirations du peuple tunisien.