Blanchiment dentaire : attention aux offres sur les réseaux sociaux, préviennent la Santé et le Commerce
Les ministères de la Santé et du Commerce et du Développement des exportations ont mis en garde contre les pratiques de blanchiment des dents réalisées en dehors des cabinets médicaux, soulignant les risques que ces activités font peser sur la santé des citoyens.
Dans un communiqué conjoint, les deux départements indiquent avoir constaté la prolifération d’offres promotionnelles diffusées sur les réseaux sociaux et sur Internet, proposant des services de blanchiment dentaire dans des espaces et centres non habilités à fournir ce type de prestations. Ces offres reposeraient souvent sur des informations trompeuses et des prix attractifs destinés à attirer les clients.
Les autorités appellent les citoyens à éviter ces espaces informels, qui utilisent généralement des produits et des équipements dont l’origine n’est pas clairement identifiée. Elles les invitent également à signaler ces établissements afin de permettre aux services compétents de prendre les mesures juridiques nécessaires.
Le communiqué rappelle que le blanchiment des dents est considéré, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, comme un acte médical qui ne peut être pratiqué que par des médecins dentistes. Cette classification s’explique notamment par la nature des substances actives utilisées, en particulier celles contenant du peroxyde d’hydrogène, dont l’utilisation nécessite des compétences professionnelles afin d’éviter les risques et complications liés à une mauvaise manipulation.
Les ministères soulignent en outre qu’il est strictement interdit aux centres et espaces de beauté d’exercer toute activité relevant d’un acte médical. Ils rappellent également que l’utilisation de produits contenant une concentration supérieure à 0,1 % de peroxyde d’hydrogène est interdite en dehors des espaces autorisés.
Les produits contenant entre 0,1 % et 6 % de cette substance ne peuvent être utilisés que par des médecins dentistes ou sur prescription médicale, tandis que l’utilisation de tout produit dont la concentration dépasse 6 % de peroxyde d’hydrogène est formellement interdite.