La Tunisie se dote d’un registre numérique pour les sociétés communautaires
Le registre national des sociétés communautaires, une nouvelle plateforme numérique dédiée à la création et à la gestion de ces sociétés, a été officiellement lancé lundi lors d’une cérémonie tenue au siège du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
L’événement s’est déroulé en présence du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaouad, du ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, et de la secrétaire d’État chargée des sociétés communautaires, Hasna Jiballah.
Accessible à l’adresse https://alahlia.tn , le registre national des sociétés communautaires est désormais opérationnel.
Il permet aux citoyens souhaitant lancer une société communautaire de simplifier les démarches administratives et de réduire les délais d’enregistrement.
La plateforme propose un parcours numérique complet comprenant : les différentes étapes et procédures d’enregistrement, un espace documentaire pour les références juridiques et publications téléchargeables, la possibilité de sauvegarder ses données personnelles en toute sécurité et un suivi en ligne des réponses du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
La secrétaire d’État Hasna Jiballah a souligné que le lancement de ce registre numérique constitue une étape clé pour faciliter le suivi des dossiers des promoteurs et améliorer la coordination entre les différentes structures concernées.
Elle a ajouté que la plateforme offre une base de données exhaustive sur les sociétés communautaires, faisant d’elle un outil stratégique de transparence et de communication entre les citoyens, les jeunes entrepreneurs et les institutions publiques.
De son côté, le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, a indiqué que ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à rapprocher les services publics des citoyens et à moderniser l’administration, grâce à l’interopérabilité des systèmes numériques.
Un levier de développement local et durable
Le ministre de l’Emploi, Riadh Chaouad, a rappelé que la gestion du dossier des sociétés communautaires relève désormais de son département, en vertu du décret-loi n°3 de 2025, modifiant le décret-loi n°15 de 2022 relatif aux sociétés communautaires.
Il a précisé que ce nouveau texte réduit le nombre minimal de participants requis pour la création d’une société communautaire, ainsi que le capital de départ, tout en instituant le registre national pour assurer une meilleure gouvernance du secteur.
Chaouad a déclaré que cette réforme reflète une nouvelle vision du développement en Tunisie, fondée sur la valorisation des ressources locales et la promotion de l’économie sociale et solidaire.
Pour rappel, à ce jour, la Tunisie compte 230 sociétés communautaires regroupant 15 000 participants, dont 2 400 diplômés de l’enseignement supérieur.
Parmi elles, 60 sociétés actives dans divers secteurs économiques ont déjà démarré leurs activités, créant 380 nouveaux emplois.
Le nombre de sociétés communautaires ayant reçu un avis de financement s’élève à 88, témoignant des progrès notables réalisés par ce nouveau modèle économique.
Riadh Chaouad a conclu en réaffirmant le rôle de l’État dans la promotion de l’intégration économique et sociale, estimant que les sociétés communautaires constituent un mécanisme efficace pour la création de richesse et le renforcement du développement local durable.



