Le mois du Patrimoine, célébré chaque année, du 18 avril au 18 mai, est placé sous le thème «Patrimoine et art architectural». Organisé par le ministère des Affaires culturelles, le coup d’envoi de la 35e édition s’est tenu à Testour, véritable bastion de la culture andalouse.
La Presse —La spécificité de la localité de Testour rattachée au gouvernorat de Béja réside essentiellement dans son architecture sauvegardée en dépit des aléas du temps. Une prouesse due en premier à l’intérêt que portent les habitants de la région et à l’encouragement des autorités nationales et locales qui tiennent à préserver le cachet qui fait l’identité et le charme de la région connue particulièrement pour sa célèbre mosquée construite au XVIIe siècle et son beau minaret rectangulaire orné d’une mystérieuse horloge unique dans le monde arabe de par ses aiguilles qui tournent à l’envers comme pour défier le temps constituant une marque de fabrique de ce petit patelin où on retrouve les traces de différentes civilisations qui se sont succédé : byzantine, romaine, musulmane, juive et andalouse.
Le mois du Patrimoine, célébré chaque année, du 18 avril au 18 mai, est placé sous le thème «Patrimoine et art architectural». Organisé par le ministère des Affaires culturelles, le coup d’envoi de la 35e édition s’est tenu à Testour, véritable bastion de la culture andalouse, qui s’est paré de ses plus beaux atours afin d’accueillir ses nombreux invités venus des régions avoisinantes fêter ensemble l’événement intitulé «La route andalouse».
L’événement était rehaussé par la présence de Amina Srarfi, ministre des Affaires culturelles, ainsi que des responsables de la région qui ont assisté au café des Andalous à trois interventions autour «Des techniques de l’art de l’architecture : l’exemple de Testour», présentée par Faouzia Ben Zahra, qui a donné un aperçu des travaux de restauration de monuments locaux.
L’écrivain et universitaire Zouheir Ben Youssef a présenté les principales influences andalouses à Béja en citant comme exemple Testour au cours de sa communication intitulée : «L’influence de l’architecture andalouse à Béja : Testour comme exemple». L’événement a été l’occasion de lancer une carte interactive de la route andalouse dans le gouvernorat de Béja.
En outre, la ministre des Affaires culturelles s’est félicitée, lors de son allocution, de cette approche prospective qui intervient pour non seulement sauvegarder un patrimoine architectural unique des influences néfastes, mais aussi de le promouvoir aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger. «Un patrimoine qui reflète la ferme conviction de la valeur de l’architecture et confirme son importance en tant que composante essentielle», s’est exprimée, entre autres, la ministre à cette occasion.
Par ailleurs, l’événement a été également marqué par la présentation d’une projection 3D sur l’édifice de la Grande mosquée située sur la place publique ainsi que d’ un concert de musique andalouse ayant ainsi participé à célébrer dans une ambiance festive à ce démarrage de «la route andalouse» qui fera escale le 21 avril à El Alia (Bizerte), le 25 avril à Tebourba (La Manouba), le 2 mai à Kalât Landalous (Ariana), le 9 mai à Tunis, le 12 mai à Soliman (Nabeul) avant de s’achever en apothéose le 16 mai à Zaghouan. La clôture des festivités se tiendra le 18 mai au musée de Chemtou à Jendouba à l’occasion de la Journée internationale des musées. Un parcours itinérant qui permettra aux visiteurs de prendre connaissance de la valeur de notre culture nationale ancrée dans l’histoire et les traditions du pays.




