Taekwondo – Championnats du monde juniors : Auraient pu faire mieux
Les Championnats du monde juniors, qui ont vu la participation de 13 champions tunisiens pendant six jours de compétition de haut niveau, sont terminés. Le taekwondo tunisien était présent sur le podium.
La Presse — La Tunisie a terminé cette compétition en tête des classements arabe et africain, et à la 16e place du classement des médailles, avec une médaille d’argent et une de bronze
Malek Mokrani : médaille d’argent dans la catégorie des -51 kg
Adam Hasnaoui : médaille de bronze dans la catégorie des -59 kg.
Ces résultats semblent satisfaire les uns, mais ont été décevants pour d’autres.
Il n’en demeure pas moins que le taekwondo tunisien ne peut en aucun cas se comparer à celui d’autres pays participants. Tout d’abord, il s’agit de la catégorie des juniors.
Cela suppose une antichambre de la véritable élite, les séniors qui possèdent des champions du monde, des champions olympiques et des combattants qui ont disputé dans ces mêmes catégories des tours ultimes.
C’est la raison pour laquelle il faudrait, certes, féliciter ceux qui ont accédé au podium, mais en regrettant que les performances enregistrées aient été assez discrètes, pour une discipline sportive où la Tunisie a conquis un prestige pour lequel elle a dignement combattu.
L’étoffe est là
Ces jeunes juniors deviennent, par conséquent, porteurs d’une mission, d’un objectif et étant donné qu’ils ont participé à ce niveau, la direction à prendre pour ne pas se retrouver un jour sans liaison avec le haut niveau est claire : intensifier les entraînements et la préparation tout en multipliant les stages et les compétitions. Il n’y a pas d’autres méthodes et la fédération a besoin de ces moyens pour réussir à recoller au peloton des nations qui maîtrisent cette discipline.
A propos de cette maîtrise, le taekwondo tunisien a démontré qu’il possède des techniciens formateurs qui ont réussi à monter un ensemble dont l’impact international est certain.
Il serait donc intéressant et urgent de se préparer pour les prochains Jeux olympiques de la jeunesse où la compétition sera rude et difficile.
Nos jeunes ont de l’étoffe, mais manquent d’expérience.
A partir d’un noyau compétitif (il y a certainement d’autres filles et garçons), la reconstruction d’une équipe réellement compétitive est possible. Considérant que ce sport possède un personnel d’encadrement à la hauteur (qu’on se doit de stabiliser en fixant les objectifs), la tâche est à portée.
Le taekwondo tunisien est en mesure de faire beaucoup plus. A condition que ses dirigeants se concentrent sur cet effort à déployer, pour le tirer davantage vers le haut. A l’exemple du judo qui est de toutes les compétitions internationales, toutes catégories confondues.
Le Cnot est en mesure de contribuer à ce décollage qui assurera la pérennité de cette discipline sportive.



