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Recherche scientifique : Le système tunisien se distingue aux niveaux arabe et africain

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  • 28 avril 2026
  • 3 min de lecture
Recherche scientifique : Le système tunisien se distingue aux niveaux arabe et africain

l’occasion du forum international « DigitAfrica », Mourad Bellassoued, président du programme de recherche scientifique, a dressé un bilan élogieux de l’écosystème tunisien. Entre performances académiques de premier plan et nouvelles ambitions stratégiques à l’horizon 2035, le pays entend consolider son rôle de locomotive technologique sur le continent.

Le paysage de la recherche tunisienne s’apprête à connaître une mutation profonde. Mourad Bellassoued, qui occupe également la fonction de directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé que les autorités travaillent actuellement sur une nouvelle stratégie nationale dédiée à la recherche scientifique et à l’innovation. Ce projet d’envergure, dont l’échéance est fixée à 2035, se construit de manière inclusive avec la participation de tous les acteurs du secteur.

Une excellence académique chiffrée
Les indicateurs actuels témoignent déjà de la solidité du modèle tunisien. Selon le responsable, la Tunisie a su bâtir une architecture de recherche d’une rare efficacité, se hissant au sommet des classements continentaux. Le pays occupe ainsi le premier rang en Afrique pour le nombre de chercheurs rapporté à la population totale, tout en dominant la production scientifique grâce à un volume record de publications dans les revues internationales à comité de lecture.

Toutefois, cette vitalité académique doit désormais franchir une nouvelle étape. Pour Bellassoued, le véritable défi réside dans la capacité du système à transférer ses résultats vers le tissu économique et social. L’objectif est clair : transformer les découvertes en laboratoires en leviers de croissance concrets pour les entreprises et la société.

Un réseau dense au service de la souveraineté
La souveraineté numérique nationale, pilier de l’indépendance économique, dépend directement de la performance de cet écosystème. La Tunisie s’appuie pour cela sur un réseau impressionnant de plus de 540 laboratoires couvrant l’ensemble des champs disciplinaires. En complément de ces structures, 13 pôles technologiques assurent aujourd’hui la mission de trait d’union entre le monde académique et les besoins de l’industrie.

L’ENSI au cœur de la coopération internationale
Cette dynamique s’inscrit également dans une ouverture internationale marquée, comme l’illustre le projet « DigitAfrica ». Financé par le programme européen Horizon Europe, ce partenariat rassemble onze nations, dont le Sénégal, le Cameroun, l’Afrique du Sud et le Kenya côté africain, ainsi que plusieurs puissances européennes comme la France, l’Allemagne ou la Suisse.

Intervenant lors de ce forum, Anja Habacha, directrice de l’École Nationale des Sciences de l’Informatique (ENSI), a précisé que la Tunisie, via l’Université de la Manouba, joue un rôle moteur dans cette alliance. À travers l’expertise de l’ENSI, le pays contribue activement à la mise en place d’une infrastructure de recherche robuste à l’échelle du continent, réaffirmant ainsi sa vocation de pont technologique entre les deux rives de la Méditerranée.

 

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Auteur

La Presse

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