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Culture

Ouverture de la 8e édition de Gabès Cinéma Fen : L’image, le mot et l’art, ultime rempart contre l’oubli

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  • 28 avril 2026
  • 5 min de lecture
Ouverture de la 8e édition de Gabès Cinéma Fen : L’image, le mot et l’art, ultime rempart contre l’oubli

Le coup d’envoi de la 8e édition du Festival Gabès Cinéma Fen a été donné dimanche 26 avril 2026, au complexe culturel Mohamed-Bardi de Gabès avec une cérémonie d’ouverture présentée par l’animatrice et l’actrice Amel Smaoui. La cérémonie était marquée par un ciné-concert intitulé «The Palestine, a Revised Narrative». Ce film de 30 minutes, présenté pour la première fois en Tunisie, a été monté par Cynthia Zaven, à partir de 77 extraits muets tournés en 35 mm entre 1914 et 1918 par les forces britanniques en Palestine, enrichis d’une création sonore et musicale conçue spécialement pour l’occasion..

La Presse — Placée sous le marrainage de l’actrice tunisienne Hend Sabri et dirigée par Afef Ben Mahmoud, la 8e édition de Gabès Cinéma Fen a été inaugurée le dimanche 26 avril au complexe culturel Mohamed Bardi, principal lieu d’accueil des projections, entre courts et longs métrages. Animée par Amel Smaoui, la cérémonie d’ouverture, à la fois sobre et chaleureuse, s’est déroulée en présence du gouverneur de Gabès et du délégué régional des affaires culturelles, ainsi que de nombreuses figures du paysage artistique tunisien, parmi lesquelles Dhafer Abidine, Naïma El Jeni, Mohamed Ali Ben Jemaâ, Sadok Halwes, Sawsen Maâlej et la réalisatrice Kaouther Ben Hania. Une constellation d’invités, entre artistes tunisiens et interna- tionaux, journalistes et fidèles du festival, était également au rendez-vous. « A Gabès, la terre parle, la mer parle et le souffle résiste. Ce festival choi- sit d’ouvrir le dialogue, de faire émerger de nouveaux imagi- naires et d’inventer d’autres manières de regarder le réel. Mais cet instant ne peut être dissocié de ce qui traverse le monde, la Palestine, le Liban, l’Iran… Un monde chargé de douleurs, de silences et de récits confisqués, où des vies deviennent chiffres et des cultures, des ruines. Depuis Gabès, je tiens à exprimer ma solidarité sincère avec les peuples qui vivent sous les bombardements, dans la peur et la violence. L’image, le mot et l’art resteront toujours notre ultime rempart contre l’oubli », a affirmé Afef Ben Mahmoud dans son mot de bienvenue, avant de céder la parole à Hend Sabri.

 

« Nous sommes venus à vous il y a huit ans avec un petit rêve et de grands cœurs. Aujourd’hui, nous revenons, le rêve a grandi, et les cœurs avec lui. Nous avons tendu un fil, et c’est ensemble que nous commençons à le broder. Il reste encore tant à faire, et nous continuerons jusqu’à voir Gabès respirer pleinement », a déclaré la marraine du festival, fidèle à la manifestation depuis sa première édition en 2019, adressant pour conclure ses remerciements au public gabésien, dont elle a souligne le soutien constant. Rappelons que Gabès Cinéma Fen est un festival annuel porté par l’association Focus Gabès, dédié aux images en mouvement sous toutes leurs formes : cinéma, art vidéo et réalité étendue (XR). A travers une programmation riche et plurielle comprenant des projections, des expositions et des expériences immersives, l’événement propose au public d’explorer de nouveaux langages de l’image. Chaque section y déploie ses spécificités, ouvrant des perspectives inédites sur la création visuelle et mettant en lumière des œuvres d’auteurs indépendants, issus du monde arabe et d’ailleurs. Une démarche qui vise à faire circuler des regards singuliers, à questionner le réel et à nourrir le dialogue. La cérémonie s’est poursuivie avec un ciné-concert intitulé «The Palestine, a Revised Narrative». Ce film de 30 minutes, présenté pour la première fois en Tunisie, a été monté par Cynthia Zaven, à partir de 77 extraits muets tournés en 35 mm entre 1914 et 1918 par les forces britanniques en Palestine, enrichis d’une création sonore et musicale conçue spécialement pour l’occasion. Dans cette œuvre, la conceptrice sonore Rana Eid et la compositrice et pianiste Cynthia Zaven proposent une relecture critique du récit impérial britannique, en le replaçant dans la perspective d’un siècle d’événements ayant suivi la chute de l’Empire ottoman et l’émergence des Etats-nations au Moyen-Orient. La pièce, qui s’appuie sur des archives issues des collections de l’Imperial War Museums, a été initialement commandée par Alfilm, le Festival du film arabe de Berlin, pour sa 15e édition en avril 2024.

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Auteur

Meysem MARROUKI

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