La Douane tunisienne a entamé, depuis le mois de mars, les préparatifs liés au retour des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) en prévision de la saison estivale 2026, afin de garantir des conditions d’accueil fluides dans les ports, aéroports et postes frontaliers.
Le porte-parole officiel de la Douane tunisienne, Chokri Jabri, a indiqué que ces mesures comprennent notamment le renforcement des ressources humaines qualifiées, la mobilisation des équipements nécessaires ainsi que le développement des services numériques destinés à simplifier les procédures douanières.
Intervenant jeudi sur les ondes d’Express Fm, il a précisé que les applications numériques “Rokhsati” et “Amtiati” figurent parmi les principaux outils mis à la disposition des Tunisiens de l’étranger pour accélérer les démarches administratives et réduire les délais d’attente.
Le responsable a, dans ce contexte, appelé les TRE à utiliser l’application “Amtiati”, qui permet de préparer à l’avance la liste des bagages et d’effectuer une déclaration électronique avant le voyage.
Concernant les avantages douaniers accordés aux Tunisiens résidant à l’étranger, Chokri Jabri a rappelé que toute personne âgée de plus de 18 ans peut importer des effets et objets personnels d’une valeur maximale de 5.000 dinars par an, en une ou plusieurs fois. Cette mesure ne concerne toutefois pas les marchandises à caractère commercial ou professionnel, lesquelles demeurent soumises à une autorisation préalable du ministère du Commerce.
S’agissant des devises, il a expliqué que les TRE sont autorisés à introduire librement des montants en monnaie étrangère, à condition de déclarer toute somme dépassant 20.000 dinars. Le non-respect de cette obligation expose le contrevenant à des sanctions prévues par la réglementation des changes, notamment des amendes financières.
Le porte-parole de la Douane est également revenu sur le régime “FCR” relatif à l’importation des véhicules. Il a rappelé que les Tunisiens résidant à l’étranger bénéficient, une fois tous les dix ans, d’une exonération totale ou partielle des droits et taxes lors de l’importation ou de l’acquisition d’une voiture particulière, d’une moto ou d’un véhicule à usage professionnel.
Selon lui, l’exonération partielle varie entre 25 % et 30 % des droits et taxes, selon les caractéristiques du véhicule concerné.