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Virus Hanta : aucun cas enregistré en Tunisie, assure Riadh Daghfous

  • 8 mai 2026
  • 3 min de lecture
Virus Hanta : aucun cas enregistré en Tunisie, assure Riadh Daghfous

La Tunisie n’a recensé aucun cas d’infection par le virus Hanta, a affirmé vendredi le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, Riadh Daghfous, appelant les citoyens à ne pas céder à la panique malgré les inquiétudes suscitées par des cas signalés récemment à bord d’un navire de croisière aux îles Canaries.

Dans une déclaration à Agence Tunis Afrique Presse, Riadh Daghfous a assuré qu’« il n’y a aucune raison de craindre une propagation du virus Hanta en Tunisie », précisant que les autorités sanitaires suivent la situation internationale avec vigilance.

Le responsable a expliqué que le virus Hanta, identifié pour la première fois dans les années 1950, comprend plusieurs variants transmis principalement à l’homme par contact avec des rongeurs infectés, notamment leurs excréments, leur urine ou leur salive. La contamination peut également survenir par inhalation de particules contaminées dans des espaces fermés ou insuffisamment ventilés. Dans de rares cas, le virus peut être transmis par morsure ou griffure de rongeurs.

Selon lui, les symptômes de l’infection ressemblent à ceux d’une grippe saisonnière, avec des douleurs articulaires et abdominales, des maux de tête et de la fièvre. Certaines souches peuvent toutefois provoquer des complications sévères touchant les poumons ou les reins.

Riadh Daghfous a indiqué qu’aucun vaccin reconnu internationalement n’est actuellement disponible contre le virus Hanta. Les traitements existants se limitent essentiellement à la prise en charge des symptômes. Il a ajouté que le taux de mortalité peut varier entre 35 % et 50 % selon les souches et les complications observées.

Le responsable tunisien a également souligné que des recherches sont en cours dans plusieurs laboratoires à travers le monde afin d’étudier les caractéristiques génétiques du virus et de mieux comprendre les risques de transmission interhumaine.

De son côté, Organisation mondiale de la santé a précisé, dans une fiche d’information publiée sur son site officiel, que plusieurs variants du virus Hanta circulent en Amérique du Nord, centrale et du Sud, notamment le variant Andes, connu pour provoquer des transmissions limitées entre humains lors de contacts étroits et prolongés, particulièrement en Argentine et au Chili.

L’OMS distingue ces variants américains des virus Hanta présents en Europe et en Asie, où aucune transmission interhumaine n’a été documentée jusqu’à présent.

L’attention internationale autour du virus s’est récemment intensifiée après l’apparition de plusieurs cas suspects à bord du navire de croisière néerlandais MV Hondius, arrivé à Tenerife. Les autorités espagnoles ont déclenché un protocole sanitaire strict comprenant l’isolement des passagers et leur suivi médical avant leur rapatriement.

Selon des médias spécialisés dans les croisières, cinq cas confirmés du variant Andes ont été enregistrés parmi huit cas suspects à bord du navire. Trois décès ont également été signalés depuis le départ du bateau de Ushuaïa le 1er avril dernier.

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a écarté toute comparaison entre cet épisode sanitaire et la pandémie de COVID-19, affirmant que la situation restait « limitée » et ne constituait pas une urgence sanitaire mondiale.

L’organisation a également réaffirmé que le risque de transmission à la population générale, y compris aux habitants des Îles Canaries, demeure faible.

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S. R

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