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Virus Hanta : faut-il vraiment s’inquiéter ? Une spécialiste répond

  • 8 mai 2026
  • 3 min de lecture
Virus Hanta : faut-il vraiment s’inquiéter ? Une spécialiste répond

Le virus Hanta ne représente pas une menace pandémique mondiale et ne doit pas susciter d’alarmisme, a affirmé la professeure en maladies infectieuses Rim Abdelmalek, appelant à une lecture rationnelle de la situation sanitaire.

Intervenant vendredi 8 mai 2026 Express Fm, elle a insisté sur le fait que ce virus, bien que récemment évoqué dans certains cas isolés, n’est pas nouveau et appartient à une famille virale identifiée depuis les années 1930.

Selon elle, le virus Hanta est principalement présent en Asie, dans les Amériques ainsi que dans certaines régions d’Europe. Aucun cas local n’a été enregistré en Tunisie ni dans la majorité des pays africains.

La spécialiste a précisé que les rongeurs constituent le principal réservoir naturel du virus. La transmission à l’être humain se fait essentiellement par inhalation de particules contaminées provenant d’excréments ou de la salive de ces animaux, notamment dans des espaces fermés ou mal ventilés. Elle a toutefois souligné que la transmission entre humains reste extrêmement rare et limitée à des situations exceptionnelles.

Concernant les symptômes, la professeure a indiqué qu’ils varient selon les souches et les zones géographiques. Certaines formes peuvent provoquer des signes proches de la grippe, tandis que d’autres peuvent entraîner des complications sévères touchant les reins, le système respiratoire ou le cœur.

Elle a ajouté que les souches présentes en Asie sont souvent associées à des atteintes rénales hémorragiques, alors que celles observées en Amérique du Sud peuvent provoquer des syndromes respiratoires graves.

Rim Abdelmalek a également souligné que les formes les plus graves concernent principalement les personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques, plus vulnérables aux complications. Elle a rappelé que la période d’incubation peut s’étendre sur plusieurs semaines, ce qui justifie la surveillance médicale des personnes contact.

Par ailleurs, elle a insisté sur le fait que le virus Hanta n’est pas un agent émergent. Il est connu de la communauté scientifique depuis plusieurs décennies, avec une estimation annuelle de 100.000 à 150.000 cas dans le monde, sans évolution vers une pandémie mondiale.

Enfin, la spécialiste a rappelé qu’il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement antiviral spécifique. La prise en charge repose essentiellement sur un traitement symptomatique adapté à chaque cas, incluant la gestion de la fièvre, le soutien respiratoire et le traitement des complications.

Elle a conclu en appelant à éviter la désinformation et la surmédiatisation du sujet, soulignant que les dispositifs sanitaires actuels relèvent de protocoles de prévention standards, le virus ne présentant pas les caractéristiques nécessaires pour provoquer une crise sanitaire mondiale.

Lire aussi:  Le hantavirus peut-il provoquer une nouvelle pandémie ? L’OMS précise
Auteur

R. I

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