Pétrole : La production nationale recule de 13 %
La production nationale de pétrole brut a atteint environ 0,29 million de tonnes équivalent pétrole (Mtep) à fin mars 2026, enregistrant ainsi une baisse de 13 % par rapport à fin mars 2025, où elle s’élevait à près de 0,33 Mtep, selon les indicateurs de l’Observatoire national de l’énergie et des mines.
De son côté, la production de GPL (y compris celle de l’usine de Gabès) s’est établie à environ 32 000 tonnes équivalent pétrole (tep) à fin mars 2026, contre 31 000 tep durant la même période en 2025, affichant une légère progression de 1 %.
Le secteur de l’exploration, de la production et du développement des hydrocarbures a été confronté ces dernières années à des défis majeurs. Parmi les plus marquants figurent la volatilité des cours du pétrole sur les marchés mondiaux, les répercussions géopolitiques liées à ce secteur, en plus du déclin naturel de la production dans la majorité des gisements.
Quasi-stabilité du gaz commercial et hausse des achats auprès de l’Algérie
La production de gaz commercial sec a affiché une quasi-stabilité à fin mars 2026 par rapport à fin mars 2025, atteignant environ 0,29 Mtep contre 0,289 Mtep au cours de la même période de l’année précédente. Selon l’Observatoire, cette situation s’explique principalement par la baisse continue de la production dans les principaux gisements, combinée à l’absence de nouveaux projets de forage et de nouvelles découvertes.
Par ailleurs, les volumes globaux de la redevance (sur le transit du gaz algérien) ont reculé de 18 % à fin mars 2026 pour s’établir à 151 000 tep, contre 184 000 tep sur la même période de l’année dernière.
En revanche, les achats de gaz algérien ont enregistré une hausse de 8 % à fin mars 2026 comparativement à la même période de 2025, pour atteindre 694 000 tep.
Électricité : La production nationale en hausse de 7 %
La production nationale d’électricité a atteint environ 4 493 gigawattheures (GWh) à fin mars 2026, soit une augmentation de 7 % par rapport à fin mars 2025. De même, l’énergie électrique destinée à la consommation locale a progressé de 2 % sur cette même période.
Durant ce trimestre, le parc de production d’électricité a reposé quasi-totalement sur le gaz naturel pour la génération d’énergie, avec une contribution estimée à environ 93 %.
Il convient également de noter une hausse remarquable des importations d’électricité, en provenance notamment d’Algérie, qui ont permis de couvrir 9 % des besoins électriques nationaux.



