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Economie

Kiosque international

  • 19 mai 2026
  • 5 min de lecture
Kiosque international

Énergétique mondial

Nouveau choc

La Presse — Après avoir enregistré un nouveau durcissement des tensions au Moyen-Orient, les cours du pétrole repartent à la hausse, tandis que le dollar se renforce et l’or recule.

En effet, le Brent a évolué autour de 104 dollars le baril, dans un marché toujours secoué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Avant le déclenchement du conflit, les cours gravitaient autour de 70 dollars, soit une hausse de près de 50 % en quelques semaines.

Au cœur des inquiétudes figure toujours le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial. La fermeture partielle de cette route maritime depuis plusieurs semaines continue de perturber les flux énergétiques internationaux et maintient une forte pression sur les marchés pétroliers.

Dans ce contexte, les investisseurs anticipent une inflation plus persistante à l’échelle mondiale. La hausse du pétrole risque d’alourdir les coûts du transport, de l’industrie et de la logistique, avec des répercussions directes sur les prix à la consommation. Ce scénario pousse progressivement les marchés à intégrer l’hypothèse de taux d’intérêt élevés pendant une période plus longue.

Conséquence directe : l’or perd de son attrait. Au comptant, il a reculé de 4.665 dollars l’once.

Le dollar américain profite pleinement du climat d’incertitude. Les investisseurs se replient vers le billet vert, soutenu par l’idée que les États-Unis demeurent relativement protégés des chocs énergétiques grâce à leur importante production pétrolière domestique.

Économie circulaire en Afrique

« Stellantis » lance son premier centre

« Stellantis » vient d’annoncer l’ouverture de son Centre de démantèlement pour l’économie circulaire à Casablanca au Maroc.

Cette structure, la première du genre pour le groupe au Maroc comme dans l’ensemble de la région Moyen-Orient et Afrique, constitue le troisième site de cette envergure pour l’entité « Sustai Nera » à travers le monde.

Opérant dans le cadre de l’unité de « Sustai Nera », la division mondiale de « Stellantis » dédiée à l’économie circulaire privilégie le démantèlement des véhicules et la récupération de composants aptes au réemploi. Le « réemploi » s’inscrit comme un pilier fondamental de la stratégie du groupe, illustrant son ambition de prolonger la durée de vie des produits tout en optimisant l’usage des ressources au sein de l’intégralité de la chaîne de valeur automobile.

Le Centre de démantèlement pour l’économie circulaire de Casablanca marque une étape importante dans la feuille de route de « Stellantis » en matière de durabilité au Maroc. Il renforce le rôle clé du pays au sein de l’écosystème régional du Groupe, qui intègre la fabrication, l’ingénierie, les solutions de mobilité et les services durables, et positionne le Centre comme une référence pour accélérer le développement d’une chaîne de valeur des véhicules en fin de vie (VHU) conforme et évolutive.

Ce Centre jouera un rôle clé dans l’écosystème durable de l’après-vente de « Stellantis » au Maroc, en soutenant la récupération et la réutilisation de composants d’origine à forte valeur ajoutée.

Avec une capacité annuelle de démantèlement pouvant atteindre 10.000 véhicules, le centre permettra la récupération systématique de composants réutilisables entièrement fonctionnels à partir de véhicules en fin de vie, issus de partenaires assureurs, de ventes aux enchères et de circuits VHU (véhicules hors d’usage).

Conflit au Moyen-Orient

Un scénario « défavorable »

La  poursuite des perturbations liées au conflit au Moyen-Orient risque d’entraîner un ralentissement de la croissance mondiale, conjugué à des tensions inflationnistes accrues, a averti récemment le Fonds monétaire international (FMI).

Julie Kozack, cheffe du département de communication de l’institution financière internationale, a estimé que l’économie mondiale « s’orientait vers un scénario défavorable », au regard de la persistance des incertitudes géopolitiques et de leurs répercussions sur les marchés.

« Les attentes relatives à l’inflation restent raisonnablement bien ancrées et les conditions financières restent accommodantes », a-t-elle ajoutée.

Dans ses dernières projections publiées le mois dernier, le FMI anticipait une croissance mondiale limitée à 3,1 % pour l’année en cours, en raison notamment des effets du conflit sur les chaînes d’approvisionnement et du blocage partiel des flux énergétiques en provenance de la région du Golfe.

L’institution de Bretton  Woods avertissait néanmoins que l’économie mondiale pourrait basculer vers un scénario encore plus défavorable si le conflit s’inscrit dans la durée, avec des effets amplifiés sur les prix de l’énergie et la stabilité des échanges internationaux.

Auteur

Najoua Hizaoui

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