Une production agricole innovante et durable
A chaque fois qu’on parle de productivité ou encore de valeur ajoutée, les regards se tournent, généralement, vers nos secteurs prioritaires qui, malgré un potentiel reconnu, n’arrivent toujours pas à se situer à des paliers supérieurs. Faute d’innovation, de recherche et de valorisation. C’est, certainement, le cas du secteur agricole qui tarde encore à honorer son statut d’activité stratégique.
Pourtant, ces facteurs sont incontournables pour pouvoir prétendre à un bon niveau de résilience, à une forte capacité concurrentielle et donc à une meilleure performance. Un enjeu de taille qui nécessite, forcément, de nouvelles approches de gestion.
D’ailleurs, le Président de la République, qui fait de la performance agricole un enjeu national majeur axé aussi bien sur la souveraineté alimentaire qu’hydrique, revient, régulièrement, à la charge, pour donner sa pleine mesure à la nécessité de «soutenir les agriculteurs, les petits producteurs, notamment structurer les filières, élargir le volume technologique et s’entourer, progressivement, d’une production à la fois en hausse et durable».
En plus clair, il est question, en effet, de prendre les dispositions adéquates pour garantir une modernisation structurelle de notre agriculture et, plus important encore, de lui assurer une sécurisation totale. Le tout reposant sur une vision plus large qui fait de la garantie d’une sécurité alimentaire globale un enjeu stratégique majeur. Un enjeu certes complexe mais tout à fait possible pour peu qu’on réussisse à bien gérer ses principales composantes, entre autres la rentabilité, un approvisionnement adéquat, un stockage de qualité et un potentiel hydrique sécurisant.
C’est pour cette raison que le programme de développement socioéconomique 2026-2030 a fait du secteur agricole un axe de choix, surtout que notre pays dispose de plusieurs produits phares et à forte valeur ajoutée à l’international, mais qui sont encore en mal de valorisation, faute toujours de ce «plus innovateur et technologique».
L’objectif est, donc, d’instaurer un nouveau modèle agricole rentable, innovant, durable et capable d’aider ce secteur stratégique à se libérer de la dépendance aux importations. Et c’est dans cette optique que la Cheffe du gouvernement a réaffirmé, tout récemment, lors d’un Conseil ministériel, que le secteur doit répondre, désormais, à une nouvelle feuille de route qui miserait, en priorité, sur la reconfiguration des principaux axes de notre agriculture, entre autres «le développement des filières végétales et animales, la reconstitution du cheptel, la valorisation de la production et la garantie d’une meilleure adaptation aux changements climatiques».
Une telle feuille de route est d’autant plus incontournable que le secteur agricole reste, comme le rappelle la Cheffe du gouvernement, un pilier de cohésion sociale et un moteur de croissance et de mobilisation de richesses.
N’oublions pas, justement, que cette activité clé assure, selon les derniers indicateurs, 10% du PIB, environ 13% des exportations nationales, et constitue surtout la principale source de revenu de plus de 70% de la population des zones rurales.



