Musée virtuel des biens culturels volés de l’UNESCO : Trois pièces tunisiennes y figurent
La statuette romaine « Cupidon assis sur un dauphin », une tête de déesse sculptée dans le marbre blanc ainsi qu’un feuillet de Coran enluminé datant du Xe siècle figurent parmi les biens culturels tunisiens signalés dans le Musée virtuel des biens culturels volés de l’Unesco. Présentée à l’occasion de la Journée internationale des musées, célébrée cette année sous le thème « Les musées pour unir un monde divisé », cette plateforme numérique recense des œuvres disparues faisant l’objet de recherches internationales en collaboration avec Interpol.
La Presse — Le « Cupidon assis sur un dauphin » est une petite sculpture en marbre blanc provenant du site archéologique de Dougga. Découverte lors de fouilles officielles menées entre 2002 et 2004 près d’un temple antique, cette œuvre romaine représente un enfant nu assis sur un dauphin, bien que certaines parties soient aujourd’hui manquantes.
Egalement issue de Dougga, la tête de déesse en marbre blanc a été mise au jour en 1998 à proximité du Capitole. Malgré quelques dégradations, cette sculpture témoigne de l’héritage artistique romain en Afrique du Nord. Le troisième bien recherché est un feuillet de Coran enluminé provenant de la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan.
Datée du Xe siècle, cette page manuscrite se distingue par son écriture coufique ornée d’encres polychromes et de motifs dorés séparant les versets. Lancé lors de la conférence mondiale Mondiacult 2025 à Barcelone, le Musée virtuel des biens culturels volés repose sur des outils de modélisation numérique visant à faciliter l’identification et la restitution des œuvres disparues. L’Unesco a d’ailleurs annoncé le lancement de la version espagnole de cette plateforme, qui revendique déjà plus de 1,6 million de pages consultées depuis son ouverture.
À l’occasion du 80e anniversaire du Conseil international des musées, la Délégation permanente de la Tunisie auprès de l’Unesco a réaffirmé son engagement en faveur des mécanismes internationaux de restitution et de la lutte contre le trafic illicite des biens culturels.



