Vient de paraître : Les « petites histoires arabes »
Dans cet ouvrage de cent soixante quatorze pages, illustré par Rachid Marai, Inès Orchani nous raconte « vingt petites histoires bilingues pour progresser en arabe» et, « puisque la seule richesse désirable est celle des mots », elle nous donne à découvrir des évènements historiques, des faits biographiques et une réflexion sur la diversité du monde arabophone.
«…Mais bien que l’humanité soit une, les lieux font la culture et j’ai tenu à situer ces histoires dans les villes que j’aime : Tunis, Le Caire, Damas…»
Inès Orchani est agrégée d’arabe et maîtresse de conférences en littérature générale et comparée à l’Université Sorbonne-Nouvelle. L’autrice vit ses premiers rayons de soleil à Tunis et a vécu près d’un fortin, fondation des souverains mouradites du XVIIe où les vieilles pierres lui ont murmuré un livre d’histoire fait de “ petites histoires arabes».
«On est de son enfance comme on est d’un pays» écrivait Antoine de Saint Exupéry et l’auteure, composant sa mélodie des mots, nous entraîne sur les flots de ses souvenances où elle rejoint la pensée d’Ahmad Chawqui qui écrivait que la langue arabe n’a pas d’âge et qu’elle est contemporaine aux Mu’allaqât.
Dans cet ouvrage de cent soixante quatorze pages, illustré par Rachid Marai, Inès Orchani nous raconte «vingt petites histoires bilingues pour progresser en arabe» et, «puisque la seule richesse désirable est celle des mots», elle nous donne à découvrir des événements historiques, des faits biographiques et une réflexion sur la diversité du monde arabophone.
Au lever de rideau, les personnages entrent en scène en suivant un synopsis tracé sur un canevas littéraire.
May Ziadé, Fatima al-Fihriyya et bien d’autres acteurs suivent les pérégrinations de l’écrivaine qui voyage de ville en ville, d’un style à un autre où son écriture voluptueuse se rapproche des mots du poète soudanais Abdullah Abdel Rahman “J’aime ma langue Je la tiens gantée dans sa pure gangue”. Dans le livre de la sagesse arabe, il est écrit que quand la plume fut créée, on lui dit «Écris !» et la plume demanda «Que dois-je écrire ?» « Écris le destin de toutes les choses jusqu’à la fin du monde»…et la plume écrivit tout ce qui est et tout ce qui sera jusqu’au siècle des siècles.
Inès Orchani continuera à écrire en cette langue savoureuse et charmeuse protégée par «les coursiers de la nuit» d’Al-Moutanabbi.
S. Monteleone
* «Petites histoires arabes» Éditions Armand Colin-février 2026
Inès Orchani a co-dirigé «Marhaba», Grand manuel d’arabe (Armand Colin 2022)
Elle est également l’autrice de «Gazelle Théorie» (Pauvert 2021)



