Economie

Immobilier en Tunisie : les ventes s’effondrent de 80 % face à l’explosion des coûts

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  • 27 août 2026
  • 2 min de lecture
Immobilier en Tunisie : les ventes s’effondrent de 80 % face à l’explosion des coûts

La crise de l’immobilier en Tunisie franchit un cap critique. Sous la pression conjointe du foncier, des matériaux de construction et de la main-d’œuvre, l’accès au logement s’est drastiquement détérioré, provoquant une chute de 80 % du volume des ventes. C’est le constat alarmant dressé par Hechmi Miliani, président de la chambre nationale des promoteurs immobiliers (CNPI).

Dans certaines zones tendues, le prix du terrain bâtissable atteint désormais 5 000 à 5 500 dinars le mètre carré. Ajoutée au renchérissement de l’aluminium, du cuivre et au triplement des salaires des ouvriers depuis 2010, cette flambée porte le coût d’un appartement S+2 entre 700 000 et 900 000 dinars. Même sur les biens les plus abordables, le prix au mètre carré a bondi de 30 %, passant de 600 à près de 900 dinars.

Privée d’accès à la propriété, la classe moyenne se replie massivement sur le marché locatif. Cette demande accrue a propulsé les loyers moyens de 500 à plus de 700, voire 900 dinars par mois, contraignant les ménages à faire un arbitrage strict au profit des dépenses d’alimentation, de santé et d’éducation.

Face à cette impasse, le président de la CNPI appelle à une refonte globale des mécanismes de financement. Hechmi Miliani préconise d’injecter les 380 millions de dinars annuels du Fonds de promotion du logement pour les salariés (FOPROLOS) dans des crédits à taux bonifié d’environ 3 %. L’objectif consiste à plafonner les mensualités entre 15 et 20 % de l’ancien loyer de l’acquéreur, permettant ainsi aux salariés touchant 2 500 dinars de devenir propriétaires sans asphyxier leur budget.

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Auteur

La Presse

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