Necrologie

MEMOIRE :

  • 6 septembre 2026
  • 5 min de lecture
MEMOIRE :

“PAPA, UN AN SANS TOI…

Il y a des dates que l’on n’oublie jamais.

Le 6 septembre est désormais l’une d’elles.

C’est le jour où une partie de notre vie s’est arrêtée. Le jour où nous avons dû apprendre à vivre avec une absence que nous n’avions jamais imaginée.

Voilà un an que tu es parti, papa.

Et pourtant, il nous arrive encore de penser que tu vas revenir. Que ton téléphone va sonner. Que nous allons entendre ta voix. Que tu vas pousser la porte et nous demander simplement comment nous allons.

Puis la réalité revient.

Et avec elle, ce vide immense.

Ton absence.

Tu as passé plus de quarante ans à Jeddah, loin de ta Tunisie, et tu y as construit l’essentiel de ta vie. Avec notre chère maman, tu as élevé cinq enfants. Tu as travaillé, sacrifié, donné, protégé et aimé.

Tu n’as jamais eu besoin de grands discours pour nous montrer ce qu’était un père.

Tu l’as simplement été.

Un père présent.

Un père généreux.

Un père protecteur.

Un père avec un cœur tellement grand qu’il semblait pouvoir accueillir toute la peine du monde.

Tu étais aussi cet homme que les autres venaient chercher lorsqu’ils avaient besoin d’aide.

Et tu aidais.

Toujours.

Parfois même au détriment de toi-même.

Tu ne demandais pas ce que tu allais recevoir en retour. Tu aidais parce que c’était dans ta nature.

C’est peut-être pour cela que ton départ a laissé tant de chagrin derrière toi.

Parce que tu n’as pas seulement quitté une famille.

Tu as quitté des personnes qui t’aimaient.

Mais pour nous, il y a une douleur encore plus profonde.

Nous avons perdu notre papa.

Et cette place-là, personne ne pourra jamais la prendre.

Aujourd’hui, certains souvenirs nous font sourire et pleurer en même temps.

Ton rire.

Ta voix.

Tes habitudes.

Tes conseils.

Tes petites phrases.

Ta façon de regarder les choses.

Ta présence, tout simplement.

On donnerait tellement pour pouvoir revivre une seule journée avec toi.

Une seule.

Même une journée ordinaire.

Parce qu’aujourd’hui, nous comprenons que les journées ordinaires passées avec ceux que nous aimons étaient en réalité les plus précieuses.

Et puis il y a tes petits-enfants adorés Adouma, Zied, Yasmine et Hamza.

Tu leur manques énormément, et chacun d’eux porte ton souvenir dans son cœur. Ils grandiront avec la douleur de ton absence, mais nous ferons tout pour qu’ils grandissent aussi entourés de ton souvenir et de l’amour que tu leur portais.

Nous leur parlerons de leur grand-père, de l’homme que tu étais, de ton immense cœur, de ta bonté, de ta générosité, de tes sacrifices et de cet amour inconditionnel que tu avais pour ta famille.

Et maman…

Maman continue d’avancer, mais nous savons tous qu’une partie de son cœur est partie avec toi.

Nous sommes là pour elle, papa.

Comme tu aurais voulu que nous le soyons.

Et puis nous pensons souvent à une chose qui, malgré la douleur, nous apporte un peu de paix.

Tu as enfin retrouvé ton papa, «Baba Azizi», celui que tu aimais tant, celui dont tu étais le fils inconsolable de toujours.

Peut-être qu’après toutes ces années, vous vous êtes enfin retrouvés.

Peut-être qu’il t’a serré dans ses bras comme autrefois.

Et peut-être que, là où tu es aujourd’hui, tu veilles sur nous avec ce même regard bienveillant que nous avons connu toute notre vie.

Papa, on nous dit que le temps passe.

Mais le temps ne fait pas disparaître ceux que nous aimons.

Il nous apprend seulement à vivre avec leur absence.

Il y aura toujours des jours où tu nous manqueras plus que d’autres.

Des repas où ton absence sera trop évidente.

Des fêtes où nous chercherons ton visage.

Des moments où nous voudrons te raconter quelque chose et où nous nous souviendrons que nous ne pouvons plus t’appeler.

Et il y aura aussi ces petits instants où, sans prévenir, nous sourirons en pensant à toi.

Parce que l’amour ne meurt pas avec celui qui part.

L’amour reste.

Et le tien est partout autour de nous.

Dans notre famille.

Dans nos souvenirs.

Dans nos enfants.

Dans les personnes que tu as aidées.

Dans les valeurs que tu nous as transmises.

Et surtout, dans nos cœurs.

Un an après ton départ, nous ne voulons pas seulement dire que tu nous manques.

Nous voulons te dire merci.

Merci d’avoir été notre père.

Merci pour les sacrifices dont nous n’avons peut-être compris la valeur qu’en grandissant.

Merci pour ton amour.

Merci pour ta générosité.

Merci pour les années que tu nous as données.

Merci d’avoir été cet homme que tant de personnes ont aimé et respecté.

Repose en paix, papa.

Va retrouver ton «Baba Azizi».

Nous, ici, nous continuerons à prendre soin de maman, à veiller sur la famille et à transmettre ton amour à tes petits-enfants.

Et chaque fois que nous parlerons de toi, ce sera avec les yeux peut-être remplis de larmes…

Mais surtout avec le cœur rempli de gratitude.

Car certains pères quittent ce monde…

mais ne quittent jamais vraiment leur famille.

Et toi, papa, tu ne nous quitteras jamais.

Tu vivras dans chacun de nous, jusqu’à notre dernier souffle.

Que Dieu t’accorde Sa Miséricorde, illumine ta tombe et t’accueille dans Son vaste Paradis.

Repose en paix, papa.

Nous t’aimons.

Nous t’aimerons toujours.

Ta veuve Saliha, 

Tes enfants, Mourad l’inconsolable, Hajer,

Myriam, Mehdi et Monia

Auteur

Nécrologie La Presse

You cannot copy content of this page