Établissements éducatifs fin prêts : Demain, la rentrée !
Finies les vacances. Demain, mardi, la rentrée scolaire, où plus de 2,1 millions d’élèves, déjà inscrits sur la plateforme « Vie scolaire », reprendront le chemin de l’école, avec tant de souvenirs d’un été bien mitigé. Mais tout de même un début d’année 2026-2027 porteur d’espoir, de succès et annonciateur de lendemains meilleurs
La Presse — Au fil du temps, ce retour en classe s’est érigé en évènement national majeur auquel se préparent, volontiers, toutes les familles tunisiennes et s’engagent à mettre les bouchées doubles. Parallèlement, l’élan de solidarité gagne du terrain, touchant les quatre coins d’une Tunisie appauvrie par une cherté de la vie allant crescendo. S’y ajoute l’envolée des prix des fournitures scolaires dont les manuels et cahiers subventionnés ne sont pas encore disponibles dans toutes les librairies.
Ça devient une tradition.
La nouvelle année scolaire, on s’y apprête, tous, massivement. Sans pour autant lésiner sur les moyens, parfois si modestes et insuffisants pour s’en sortir et partir du bon pied. Cependant, bon nombre d’enfants ont du mal à passer le cap et savoir gérer tous les frais de la rentrée. Et là, un simple geste généreux ou un coup de pouce ne seraient pas de trop, afin d’aider des milliers d’élèves à rejoindre les bancs de l’école.
Du côté officiel, les préparatifs ont démarré dès la fin de l’année scolaire écoulée. Travaux d’entretien des infrastructures, de maintenance d’équipements, de construction et d’extension de nouvelles salles de classe, engagés en début d’été, sont déjà fin prêts, avec quelques retards enregistrés. Le ministre de l’Education, Noureddine Nouri, avait convoqué, en juin dernier, une réunion de mise au point, avec son staff administratif, ordonnant le suivi des préparatifs de la rentrée scolaire et des grands axes stratégiques pour la prochaine année.
Entre autres points soulevés, au fur et à mesure, le dossier des ressources humaines et l’intégration des suppléants, tout en répondant aux besoins du corps enseignant. « Aucun établissement éducatif n’abordera son année scolaire avec des postes vacants », avait-il promis. Espérons, ici, que le ministre tient parole. La Transtu n’a pas, elle aussi, manqué d’être dans le ton, renforçant, à cet effet, le parc de bus scolaires, à même de faciliter l’accès aux écoles notamment dans le milieu rural. Tout le monde y met du sien, ça devient une seconde nature.
Qu’en est-il du projet de réforme ?
Du reste, plus de 6 mille établissements éducatifs, lycées et collèges compris, se sont parés de leurs plus beaux atours, s’apprêtant à accueillir un flux massif d’élèves, filles et garçons. Sous nos cieux, l’éducation, le savoir et d’excellence ont été un choix assumé pour bâtir un pays moderne, et ce, dès l’indépendance.
Car l’investissement dans le capital humain a toujours été la finalité de toute œuvre de développement et de promotion sociale. On est en droit de se poser une question si récurrente et lassante : qu’en est-il du fameux projet de réforme éducative qui tarde encore à venir ?!



