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Le CAB subit sa première défaite de la saison : Une prestation à oublier…

  • 22 septembre 2026
  • 5 min de lecture
Le CAB subit sa première défaite de la saison : Une prestation à oublier…

Un CAB absent qui n’a rien mérité…

La Presse —On savait, dans le camp du public «jaune et noir», que le déplacement à Sfax allait être difficile, mais pas au point de voir les camarades de Maktouf «effacés» carrément devant le CSS. Il est devenu désormais une habitude qu’à chaque fois qu’ils entrent en mini-stage à Sousse pour ensuite regagner la capitale du sud, ils perdent facilement face au même adversaire (Pourtant, on est loin d’être superstitieux). Voilà pour l’anecdote! Le CAB a, de nouveau, opté d’entrée pour la prudence. Le 3-5-2 qui vire en 5-3-2 adopté par le staff technique n’était pas approprié du tout.

Quand on n’a pas les moyens de  pouvoir appliquer une pareille formule, il n’y a pas besoin de se hasarder devant une équipe adverse mieux aguerrie. Le CAB a, ainsi, tendu la perche à son adversaire qui ne s’est pas fait prier pour le dominer outrageusement, notamment en première période de jeu. Pendant tout ce temps, les Cabistes n’ont rien fait de bon.

Ils se sont contentés de défendre et quand ils arrivaient à subtiliser le ballon aux Sfaxiens, ils le perdaient facilement et rapidement pour la simple raison qu’ils ne possèdent pas de «joueur-station» pour le conserver le temps que ses coéquipiers se démarquent… Il faut reconnaître que les défaillances étaient nombreuses. Il y a, d’une part, l’absence de Aziz Guessmi, suspendu, qui a laissé un grand vide sur le flanc droit de la défense. Son suppléant, Bilel Ouni, n’a pas su ou n’a pas pu effectuer les montées  nécessaires pour créer le surnombre en attaque et encore moins neutraliser son vis-à-vis Ali Maâloul qui, lui, n’a pas manqué de réussir ses  chevauchées pour aider ses attaquants. D’autre part, la titularisation de Allala avec Bougatfa et Amamou à l’axe de la défense et celle de Rhimi sur le côté gauche n’étaient pas  appropriées du tout. L’entraîneur Mohamed Azaiez a commis l’erreur fatale de reléguer Gueblia, Doukali et Ferchichi au banc des remplaçants alors que ceux-là mêmes, plus agressifs que les titularisés, ont été, dans une large mesure, à l’origine des bons résultats des trois premiers matches. Un poste ne peut être une propriété privée de tel ou tel joueur ! De plus, l’entrejeu constitué du trio Dridi-Traore-Ba et dont le rôle est de «protéger» la défense dans la récupération et d’aider l’attaque dans la phase de relance était également dominé par son vis-à-vis. En somme, le CAB était tout simplement hors sujet…

Les mêmes erreurs produisent les mêmes effets…   

L’animation défensive en a pâti, très logiquement. Le résultat est que la défense se trouve dépassée et paniquée à chaque accélération de l’adversaire. Les deux buts encaissés en sont la preuve éclatante.
«Nous avons raté totalement la première mi-temps. Nous avons rectifié le tir après la pause pour essayer d’égaliser, mais au moment où nous avons commencé à être relativement dangereux devant, nous encaissons un deuxième but qui a compliqué davantage notre tâche. Sur l’ensemble du match, le CSS n’a pas volé sa victoire, il nous était supérieur», déclarait le coach Mohamed Azaiez au terme des débats. Dans la foulée, interrogé sur la facilité avec laquelle Ali Maaloul se «promenait» dans la zone cabiste, il répond : «Nous savions que le côté gauche de l’adversaire était l’un de ses atouts majeurs avec les montées incessantes de Maâloul et ses centres au cordeau. Seulement, nous n’avons pas su mettre en application les consignes pour le contenir. Nous devons travailler davantage pour corriger nos insuffisances afin de progresser». 

Même s’il reconnaît que le CAB n’a pas fourni la prestation attendue, il n’avoue pas qu’on répète les mêmes erreurs.

Pourquoi choisit-on d’évoluer avec un excès de prudence? Pourquoi persiste-t-on à subir le jeu pendant de longs moments et attendre une mi-temps entière avant d’oser avancer d’un cran? Le staff technique a fait, encore une fois, un mauvais casting dès le départ, comme c’était le cas contre l’OB. Se rendant compte que le compartiment offensif était aux abonnés absents, Azaiez a dû changer de configuration en incorporant un troisième attaquant, Ayende, à côté de Timi et Mejri, tout en faisant sortir un défenseur axial, Bougatfa, pour espérer peser sur la défense du CSS. Seulement, cette réaction est insuffisante et tardive pour espérer revenir au score. Du travail sur la planche, il y en a beaucoup…

Auteur

Bechir SIFAOUI

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