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3e succès minimaliste et successif pour le CA : Du réalisme glacial…

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  • 22 septembre 2026
  • 4 min de lecture
3e succès minimaliste et successif pour le CA : Du réalisme glacial…
crédit photo : © Mokhtar HMIMA

Victoire étriquée, mais capitale pour un Club Africain qui vire en tête.

La Presse — « À la fin, c’est le Club Africain qui gagne »: cette formule, qui rappelle la célèbre maxime du football sur l’Allemagne, devient la signature clubiste de ce début de saison avec des victoires étriquées contre l’ESM, l’ESHS, l’ESZ et lors de la manche aller du premier tour préliminaire de la C1 face à Djoliba. Que des succès sur le score de (1-0), peu importe le scénario, l’équilibre ou déséquilibre des forces en présence ou encore la fatigue, le CA a jusque-là développé une culture de la gagne et une résilience qui étouffent finalement ses concurrents. Ce faisant, Maher Kanzari, un adepte de la rotation relative, n’a pas encore stabilisé son onze type, ni le plan de jeu qui va avec, même si son pragmatisme clinique transforme jusque-là chaque match-piège en trois points de plus au compteur. La question qui se pose forcément est donc en rapport avec la résilience future des siens, c’est-à-dire savoir si cette solidité va tenir dans l’optique des prochains chocs au calendrier avec une double confrontation contre le TP Mazembe en Ligue des champions et un court et non moins périlleux déplacement au Bardo pour y croiser le Stade Tunisien.

Importance comptable cruciale

Si l’on se réfère au match contre l’ESZ, une équipe qui, rappelons-le, dispute elle aussi une compétition continentale, l’expression « le froid réalisme » s’appliquerait à la perfection au scénario de cette rencontre entre le onze de Maher Kanzari et la formation de Moncef Mcharek.
Au final, la victoire est étriquée, mais capitale. Des sueurs froides pour le CA cependant vers la fin du match avec un tenant bousculé par une équipe de Zarzis particulièrement accrocheuse. Mais il n’empêche que le CA a su faire le dos rond avant de punir finalement son adversaire et s’installer en tête en compagnie de l’EST.
Un hold-up sur le trône donc, ce succès minimaliste permet au Club Africain de réaliser un début de saison parfait avec 3 victoires en 3 matchs. Grâce à cette efficacité, les « Rouge et Blanc» s’emparent de la première place du championnat (à égalité avec l’Espérance Sportive de Tunis, mais avec un match en retard à disputer face au Stade Tunisien). Aujourd’hui, en marge de ce succès face à l’ES Zarzis, bien qu’il s’agisse d’un succès sur la plus petite des marges grâce au but de Sadok Kadida, cette victoire revêt une importance comptable cruciale. C’est donc l’essence même de ce début de saison clubiste que l’on peut qualifier de sans-faute. Qu’il s’agisse de sa rentrée victorieuse en L1 ou de ces débuts en C1, le Club Africain sait gagner en faisant preuve d’une maturité tactique froide et même chirurgicale par moments, et ce, malgré quelques erreurs de coaching, en rapport par exemple avec la sortie du piston Shrimi, l’un des meilleurs sur le terrain. En football toutefois, cette capacité à décrocher des victoires minimalistes sans forcément briller distingue les simples prétendants des véritables champions. Pas de solidité de fer affichée en défense certes, mais zéro but encaissé en trois matchs de L1. Des failles enregistrées lors des temps faibles, mais une équipe qui a su, ne serait-ce que ponctuellement, subir sans s’affoler. Enfin, une attaque portée par un seul homme, Kinzumbi, mais réaliste, sachant que Kadida a su frapper au moment opportun. Le Club Africain aborde donc ce début de saison avec un pragmatisme remarquable, mais nous saurons bientôt si ce réalisme est une dynamique passagère ou l’armure d’un champion en puissance.

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Auteur

Khaled KHOUINI

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