A la une Economie

La Banque mondiale projette une croissance de 2,3 % en 2026 pour la Tunisie sous l’effet des pressions budgétaires et énergétiques

Avatar photo
  • 23 septembre 2026
  • 2 min de lecture
La Banque mondiale projette une croissance de 2,3 % en 2026 pour la Tunisie sous l’effet des pressions budgétaires et énergétiques

L’économie tunisienne affiche une amorce de reprise structurelle, bien que sa trajectoire demeure assujettie à des freins persistants. C’est l’une des essences du dernier Bulletin de La Banque Mondiale intitulé “Conjoncture économique, Le défi de l’eau en Tunisie : de la rareté à la résilience”.

En effet, le bulletin mentionne qu’après avoir traversé une phase de stagnation en 2023 avec une croissance marginale de 0,3 % sous l’effet des sécheresses successives, le PIB réel tunisien a amorcé un redressement graduel s’établissant à 1,7 % en 2024 puis à 2,7 % en 2025.

Le rapport de la Banque mondiale note que la production nationale a finalement franchi son niveau de référence d’avant la crise pandémique au dernier trimestre 2024, se positionnant au deuxième trimestre 2026 à 5,1 % au-dessus de son niveau de 2019.

Ceci dit, cette embellie statistique occulte une divergence marquée par rapport aux économies comparables de la région. “Cette contre-performance relative s’explique par des barrières à la concurrence, un accès restreint aux lignes de financement, des rigidités de gouvernance et un faible taux d’activité des femmes”, note-t-on.

La dynamique globale de l’exercice 2025, toujours selon la même source, repose d’ailleurs sur un rebond technique de 11,7 % du secteur agricole et une expansion de 5,4 % des hôtels-restaurants portée par la relance touristique, ainsi qu’une hausse de 4,6 % des industries mécaniques et électriques.

Sur le plan sectoriel, ces gains ont à peine compensé les contractions sévères observées dans les filières stratégiques. L’industrie des hydrocarbures accuse un recul de 8,2 % en raison de l’épuisement des gisements et d’un sous-investissement chronique.

Parallèlement, le secteur financier enregistre une contraction de 1,1 %. Ce repli de l’activité bancaire, analyse le bulletin, découle directement du durcissement du cadre réglementaire, marqué par le relèvement de l’impôt sur les sociétés de 35 % à 40 % pour les institutions financières, l’instauration de nouvelles règles de solvabilité sur les crédits et les restrictions issues de la révision du Code de commerce (Loi n° 2024-41 du 2 août 2024) encadrant l’usage des chèques bancaires.

Avatar photo
Auteur

Abir Chemli

You cannot copy content of this page