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Transition énergétique : La Tunisie veut en faire un levier de développement économique

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  • 23 septembre 2026
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Transition énergétique : La Tunisie veut en faire un levier de développement économique

“La transition énergétique s’impose comme l’une des priorités stratégiques pour la Tunisie, confrontée à un déficit énergétique structurel et à une dépendance importante aux importations”, a affirmé le Secrétaire d’Etat chargé de la Transition Énergétique, Wael Chouchene.

Intervenant lors de l’ouverture de la deuxième édition de l’Ifriqiya Energy Hub (IEH 2026), organisée les 23 et 24 septembre 2026, à Tunis, Chouchene a précisé que le secteur énergétique est devenu un déterminant majeur de la souveraineté économique, de la compétitivité industrielle et de la capacité des pays à attirer les investissements, notamment, dans un contexte marqué par de profondes transformations.

“Les évolutions géopolitiques, la volatilité des marchés énergétiques, les impératifs de sécurité d’approvisionnement, les engagements climatiques et l’accélération des innovations technologiques redéfinissent progressivement les équilibres énergétiques mondiaux”, a-t-il encore avancé.

Il a, également, indiqué que face à un déficit énergétique structurel et à une dépendance importante aux importations, la Tunisie a engagé une transformation progressive de son système énergétique, fondée sur deux piliers complémentaires à savoir: le développement des énergies renouvelables et la maîtrise de la demande à travers l’efficacité énergétique.

Et de poursuivre que l’objectif recherché est de faire de cette transformation énergétique un véritable levier du développement économique. “Nous voulons qu’elle contribue à renforcer l’attractivité de notre pays, à soutenir la compétitivité de notre tissu industriel, à développer de nouvelles compétences et à créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois dans nos régions”, a dit le Secrétaire d’Etat chargé de la Transition Énergétique.

Il a en outre, souligné que la transformation des systèmes énergétiques nécessite des investissements considérables, tant dans les capacités de production que dans les réseaux, les infrastructures, les solutions de stockage et les nouvelles technologies.

Et d’expliquer que la mobilisation de ces investissements suppose une coopération étroite entre les pouvoirs publics, les entreprises, les institutions financières et les partenaires techniques ainsi que des cadres réglementaires clairs, des mécanismes de financement adaptés et une visibilité suffisante pour permettre aux investisseurs de s’engager sur le long terme.

L’Ifriqiya Energy Hub se veut, selon lui, un espace de dialogue entre les différents acteurs de la chaîne énergétique, destiné à favoriser le partage d’expériences et à faire émerger de nouvelles opportunités de coopération et des partenariats solides.

Pour sa part, l’Administratrice déléguée à l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et chargée de la Direction générale des hydrocarbures au ministère de l’Industrie, Rania Marzougui a souligné que la sécurité énergétique ne repose plus sur un seul levier, mais plutôt sur notre capacité à diversifier les sources énergétiques, développer la production nationale, améliorer l’efficacité énergétique du pays, renforcer les infrastructures et assurer la complémentarité des différentes sources d’énergies.

Elle a ajouté que le cadre institutionnel de la Tunisie représente réellement un acquis majeur. L’ETAP, a-t-elle dit, joue un rôle central dans le développement des ressources nationales, tandis que la Direction générale des hydrocarbures œuvre à instaurer un environnement plus clair, transparent et propice à l’investissement.

Au cœur de la Méditerranée, à proximité de l’Algérie, de la Libye, de l’Europe et du monde arabe, la Tunisie entend aussi tirer parti de sa position géographique pour renforcer son rôle de plateforme énergétique régionale.

Marzougui a affirmé que la participation de plusieurs pays africains et arabes à cette rencontre illustre cette volonté de consolider les coopérations et de rapprocher les marchés et les expertises.

“L’enjeu est désormais de passer des ambitions aux projets. En misant sur la confiance, les partenariats, l’innovation et les technologies, la Tunisie veut transformer ses ressources et ses atouts géographiques en levier d’un avenir énergétique plus sûr, plus compétitif et plus durable”, a-t-elle soutenu.

Organisée par l’Association des Professionnels de l’Énergie (TENS), en partenariat avec l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP) et l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Énergie (ANME), sur le thème : “Leadership et coopération pour un avenir énergétique sûr et durable”, la 2éme édition Ifriqiya Energy Hub 2026, consiste à renforcer la sécurité énergétique en Tunisie et en Afrique et à élargir les perspectives de coopération et de dialogue entre les différentes parties prenantes.

Cette rencontre s’articulera autour de la sécurité énergétique, de la diversification des sources d’énergie et de la bonne gouvernance, en abordant notamment, le développement des activités de recherche et d’exploration, l’accélération de la transition énergétique vers les énergies propres, ainsi, que le renforcement de l’interconnexion avec le continent européen et les pays voisins.

Elle accordera une importance particulière à la coopération africaine, à travers le développement de réseaux électriques transfrontaliers, le renforcement des projets d’énergies renouvelables, le partage des meilleures pratiques dans le domaine des énergies renouvelables, ainsi que la construction d’une voix africaine unifiée et active sur la scène énergétique mondiale.

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Auteur

La Presse

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