Face au mot d’ordre de grève observée par les transporteurs de carburant, la Société nationale de distribution des pétroles (SNDP-Agil) tente de désamorcer la panique des automobilistes.
Intervenant en ce deuxième jour de la grève, ce jeudi 24 septembre 2026, au micro de Jawhara FM, le président-directeur général de la compagnie publique, Khaled Bettine, PDG d’Agil, a tenu à rassurer l’opinion publique sur l’approvisionnement continu des stations-service, tout en précisant la nature purement corporatiste d’un conflit social qui oppose les chauffeurs routiers au patronat privé.
Commentant l’impact de la grève des transporteurs du carburant, Khaled Bettine, a d’emblée assuré que les kiosques Agil ont pris les précautions nécessaires et que toutes les stations disposent bel et bien de carburant. Il a laissé entendre que la situation serait aussi sous contrôle dans le reste des stations d’approvisionnement. L’intervenant a également assuré que le mouvement demeure habituel en ce deuxième jour de grève et que les conducteurs continuent d’affluer pour s’approvisionner en carburant. « Les stations de service sont fonctionnelles et ouvertes aux conducteurs et les travailleurs sont sur place, assurant normalement leurs services », note-t-il.
Il a également assuré qu’aujourd’hui-même, nombre de chauffeurs se sont dirigés normalement aux centres d’approvisionnement et continuent de distribuer le carburant aux différentes stations. « Le travail n’a donc pas été totalement interrompu. La cadence a certes légèrement baissé, mais l’approvisionnement des stations en carburant est toujours de mise », assure-t-il. Et d’ajouter que même s’il y a une baisse dans le rythme d’approvisionnement, aucune pénurie ne sera ressentie, les conducteurs ne manqueront pas de carburant et vont pouvoir continuer normalement de remplir leurs réservoirs. « Il n’y a pas de raison de paniquer ni de s’inquiéter ! Inutile de se suivre en file et de se ruer vers les stations pour faire le plein, le carburant est disponible et continuera de l’être ».
Le PDG d’Agil a par ailleurs confirmé que les transporteurs n’ont pas tous participé à la grève. Il a expliqué dans ce sens que les grévistes ont le droit d’observer une grève en guise de protestation contre des conditions de travail qu’ils estiment impropres. Il a toutefois assuré que les raisons mêmes de la grève ne reflètent aucunement un désaccord avec l’État. « Ces transporteurs observent une grève parce qu’ils ont des revendications et des différends avec leurs supérieurs hiérarchiques, c’est-à-dire les propriétaires des sociétés de transport du carburant. Et ceci est leur plein droit d’autant plus qu’ils exigent leur droit d’avoir une couverture sociale, notamment une affiliation à la CNSS, une révision de leur rémunération et de leur prime de rendement. Cependant, ces revendications ne vont pas influer sur le flux des activités d’approvisionnement et le citoyen ne va pas être impacté. Nous autres, sociétés d’approvisionnement en carburants, avons d’ailleurs proposé d’intervenir en tant que médiateurs entre les deux parties. »
L’intervenant conclut en indiquant que les sociétés de transport sont redevables d’honorer les clauses du contrat qu’elles ont signé avec les stations de carburants. « Le contrat signé par ces sociétés les oblige à honorer leur engagement en transportant le carburant à sa destination finale, en l’occurrence, les stations-service. Et ce, indépendamment des grèves ou de tout autre imprévu. Ainsi, et pour pouvoir honorer leur engagement, elles sont aussi redevables de fournir les conditions requises aux chauffeurs-transporteurs pour ne pas entraver le rythme d’approvisionnement. »



