Détroit d’Ormuz, selon Araghchi : Les couloirs et la gestion du détroit ne reviendront pas à leur état d’avant-guerre
«Il y a des sujets sur lesquels nous avons mené des négociations, et ces négociations se poursuivront. », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne. Il a souligné que la sécurité du Moyen-Orient devait être assurée par les pays de la région, sans dépendre des forces étrangères « qui sont venues dans la région en cherchant à défendre leurs propres intérêts » et à protéger l’occupant sioniste.
La Presse — Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a répété hier que l’administration du détroit d’Ormuz et ses couloirs de navigation ne reviendront pas à leur état d’avant-guerre, selon l’agence de presse officielle Irna.
Araghchi a tenu ces propos lors d’une cérémonie à l’occasion de l’inauguration du Centre d’archives et musée du martyr Seyed Kamal Kharrazi dans la capitale iranienne Téhéran. Il a souligné le fait que des changements «fondamentaux et stratégiques» avaient eu lieu au Moyen-Orient à la suite de la guerre américano-sioniste contre l’Iran, et que les bases américaines implantées dans les pays de la région n’avaient pas été en mesure d’assurer la sécurité des États hôtes face à l’Iran.
«Nous devons accepter que de nouvelles réalités se sont mises en place. Les couloirs de navigation du détroit d’Ormuz ne seront plus les mêmes qu’avant, et la gestion du détroit ne reviendra pas non plus à son état antérieur», a-t-il déclaré. «Il y a des sujets sur lesquels nous avons mené des négociations, et ces négociations se poursuivront.»
Le ministre a souligné que la sécurité du Moyen-Orient devait être assurée par les pays de la région, sans dépendre des forces étrangères « qui sont venues dans la région en cherchant à défendre leurs propres intérêts » et à protéger l’occupant sioniste, « et dont la présence continue ne mènera à rien d’autre qu’à l’insécurité pour toute la région ». Il a ajouté que l’Iran était prêt à coopérer avec tous les pays de la région.
Le chef de la diplomatie iranienne a réaffirmé l’attachement de Téhéran à sa politique de bon voisinage avec les pays de la région, tout en fustigeant le rôle déstabilisateur du régime israélien contre la paix et la sécurité régionales: « Le rôle du régime sioniste est désormais évident pour tous. À nos yeux, ce régime constitue le principal instigateur de l’instabilité et du bellicisme dans la région ; un régime qui a toujours fait obstacle à l’établissement de la paix et de la stabilité, cherchant sans cesse à semer la guerre et à affaiblir les nations de la région. Ce sont là les leçons tirées des conflits passés, qui incitent aujourd’hui la région à réévaluer ses visions et ses approches en matière de sécurité. Par principe, nous saluons toute initiative visant à instaurer une sécurité endogène dans la région et à renforcer l’autonomie des pays de la région en s’appuyant sur leurs propres capacités. »
Le 28 février, l’entité sioniste et les Etats-Unis ont lancé des attaques conjointes contre Téhéran et d’autres villes iraniennes. L’Iran a riposté par des vagues d’attaques de missiles et de drones ciblant l’entité sioniste et les bases et intérêts américains dans la région, et renforcé son emprise sur le détroit d’Ormuz.
(Synthèse de médias)



