Au fait du jour : A-t-on besoin d’un entraîneur étranger ?
La natation tunisienne a-t-elle besoin d’un entraîneur étranger ? Eh bien non !
La Presse — La natation tunisienne n’a pas besoin de techniciens autres que ceux qui ont sorti feu Ali Gharbi, Samir Bouchelaghem, Mariem Mizouni, Faten Ghattas, Senda Gharbi, Oussama Mellouli, Ayoub Hafnaoui, Ahmed Jaouadi et compagnie. La découverte et la mise en condition qui prépare le grand saut sont assurées par les techniciens tunisiens qui font leur travail à merveille. Et n’eussent été l’exiguïté des piscines et leur mauvaise répartition sur le territoire, nous aurions eu de meilleurs résultats.
C’est la prise en main pour «façonner» le profil définitif qui fait d’un jeune prédisposé pour devenir champion de haut niveau qu’il faudrait rechercher.
Et jusque-là, nous avons réussi là où ceux qui possèdent le nombre démographique et les finances ont échoué. Grâce à la qualité de nos jeunes filles et garçons et au sérieux de nos techniciens.
Recruter un étranger aurait été logique si nos meilleurs éléments actuels n’étaient pas en France ou aux USA. Qui va-t-il entraîner ce technicien étranger ? Où va-t-il le faire alors que les clubs sont déjà à l’étroit ? Va-t-on mettre de l’argent pour le bonheur de dire que nous possédons un entraîneur étranger ? Qui a été interrogé du point de vue de l’opportunité ? Est-ce la Direction technique qui a demandé ce secours ? Pour quelle raison ?
Trop de questions, pour une affaire qui n’aurait pas dû se poser.
Nous n’avons pas besoin d’un entraîneur étranger. Un point c’est tout !



