Réunion de très hauts responsables saoudiens, turcs et pakistanais : L’Iran dit avoir eu de «très bonnes» discussions
Le président iranien Massoud Pezeshkian a reçu hier, lundi, à Téhéran le ministre saoudien de la Défense, Khalid ben Salmane, le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et le directeur du renseignement turc, Ibrahim Kalin. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, et le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaei, ont également pris part aux discussions. L’Iran a salué dans la soirée de «très bonnes discussions».
La Presse — Organisée à l’initiative du Pakistan, cette rencontre marque le premier échange de haut niveau entre l’Iran et les trois pays membres du pacte de défense de La Mecque depuis l’extension du conflit à l’Arabie saoudite et au Yémen. Elle intervient dans un contexte de fortes tensions régionales et de tentatives diplomatiques pour éviter une nouvelle escalade.
Cette rencontre visait à discuter des moyens d’empêcher un retour à la guerre au Moyen-Orient après une série d’avertissements américano-sionistes. L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, membres du pacte de défense dit de La Mecque, mais aussi médiateurs régionaux dans la guerre, n’ont pas commenté dans l’immédiat la réunion.
« Nous sommes tombés d’accord sur les conclusions suivantes : la sécurité de la région […] doit être assurée par les pays eux-mêmes, et nous devons empêcher toute forme d’intervention étrangère », a indiqué le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï, à la télévision iranienne.
Pour la première fois depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite dépêche à Téhéran son ministre de la Défense, Khaled ben Salmane, frère du prince héritier saoudien, spécialiste des missions diplomatiques sensibles. Pour cette réunion qui a duré environ une heure, il était accompagné de hauts responsables de Turquie et du Pakistan.
La visite, a précisé la diplomatie saoudienne, s’inscrivait dans le cadre des efforts « pour favoriser la désescalade entre les parties à la crise actuelle (et) encourager le dialogue. »
Déjà affecté par les frappes menées par l’Iran en représailles à l’offensive américano-sioniste lancée fin février, le royaume saoudien est ciblé par les Houthis depuis la reprise des hostilités début juillet entre les combattants pro-iraniens et les forces gouvernementales appuyées par Riyad. Et il redoute désormais une reprise de la guerre à grande échelle, l’entité sioniste et les États-Unis ayant multiplié ces derniers jours les menaces contre la République islamique.
Le ministre de la Défense saoudien, Khaled ben Salmane, le puissant commandant de l’armée pakistanaise, le général Asim Munir, et le directeur des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin, ont rencontré le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a appelé à « l’unité régionale », et le chef de la diplomatie Abbas Araghchi.
La réunion s’est terminée sans annonce concrète : les quatre pays ont simplement « convenu de poursuivre les échanges », selon la télévision d’État.
(Synthèse de médias)



