Economie

« The Dot » fête son anniversaire : Quel bilan, cinq ans après sa naissance ?

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  • 27 octobre 2026
  • 4 min de lecture
« The Dot » fête son anniversaire : Quel bilan, cinq ans après sa naissance ?

Entièrement et gratuitement mis à la disposition des startups, « The Dot » s’est progressivement imposé comme un acteur incontournable de l’écosystème de l’innovation. Une réussite qui a fait des émules dans d’autres pays.

La Presse — Pensé et conçu pour être un hub de l’innovation et un catalyseur de l’écosystème des startups en Tunisie, « The Dot » vient de fêter son cinquième anniversaire. Le chemin parcouru depuis son lancement est considérable. A son actif, plus de 500 startups accompagnées, dont 37 de la diaspora tunisienne, 140 autres hébergées venues de 10 gouvernorats, plus de 3.000 événements organisés et accueillis au sein du hub, et six programmes dédiés au soutien de l’entrepreneuriat et de l’innovation. La spécificité de « The Dot » en tant que centre d’innovation tient, en effet, à sa capacité d’écoute de l’écosystème tunisien, ce qui lui permet d’être parfaitement adapté au contexte local. Fruit d’un partenariat entre le ministère des Technologies de la Communication, Expertise France, la coopération allemande et la Fondation Tunisie pour le développement, ce hub a pour mission de rapprocher les acteurs de l’écosystème, notamment entrepreneurs, institutions, entreprises et structures d’accompagnement, de soutenir le partage d’expertise et de favoriser de nouvelles opportunités. Une cérémonie célébrant cet anniversaire s’est tenue récemment dans les locaux de « The Dot », en présence de Rim Saïed, représentante du ministère des Technologies et PDG de Smart Tunisian Technoparks, de Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne, de Manuel Bufala, conseiller principal à l’ambassade de France, ainsi que d’Elisabeth Wolbers, ambassadrice d’Allemagne en Tunisie. Cet événement a permis de passer en revue les moments forts depuis le lancement, mais il a surtout mis l’accent sur la contribution de « The Dot » à l’écosystème tunisien.

Les jeunes issus des régions en point de mire 

« Lorsque ce hub a été créé, le concept même de startup était encore nouveau. Les entreprises technologiques de ce type étaient peu nombreuses et souffraient de problèmes structurels. Le lancement de « The Dot » a coïncidé avec la promulgation du Startup Act, une avancée importante dans le domaine de l’innovation en Tunisie. Certes, cette loi doit aujourd’hui être revue et améliorée, mais elle a permis, à l’époque, de lever plusieurs obstacles qui freinaient les startups », a expliqué Hassen Manai, directeur exécutif de la Fondation Tunisie pour le développement, dans une déclaration aux médias. Entièrement et gratuitement mis à la disposition des startups, « The Dot » s’est progressivement imposé comme un acteur incontournable de l’écosystème de l’innovation. Une réussite qui a fait des émules dans d’autres pays. « Lancer une startup est une aventure risquée pour les jeunes, et c’est là que « The Dot » intervient. En offrant un hébergement gratuit et en mettant à la disposition des startups des experts locaux et internationaux qui les accompagnent en matière de montage financier, d’accès aux marchés et de participation à des foires internationales, « The Dot » a créé un ensemble de mécanismes qui soutiennent la maturation de ces jeunes entreprises », a ajouté Manai. Selon lui, les success stories qui rayonnent à l’étranger grâce aux mécanismes d’accompagnement de
« The Dot », ainsi que les jeunes pousses qui ont levé plusieurs millions d’euros grâce à l’expertise offerte par ce hub, témoignent de la réussite de la mission pour laquelle il a été créé. Pour les prochaines années, « The Dot » s’est fixé un nouveau cap; soutenir les jeunes dans les régions en y créant des centres dédiés.« Il ne faut pas que les jeunes Tunisiens évoluent à deux vitesses. Dans les régions, les jeunes portent les mêmes idées et ont suivi les mêmes parcours universitaires, mais l’environnement des affaires n’y est pas mature. Les conditions, les moyens et les équipements ne sont pas les mêmes que dans les grandes villes. C’est pourquoi nous œuvrons à leur permettre d’accéder facilement à ces services», a fait savoir Manai.

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Auteur

Marwa Saidi

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