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Palestine : Huit Palestiniens tués dans des frappes sionistes à Khan Younès et à Gaza

  • 2 novembre 2026
  • 5 min de lecture
Palestine : Huit Palestiniens tués dans des frappes sionistes à Khan Younès et à Gaza
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Avec ces huit nouveaux décès, le bilan des Palestiniens tués dans les frappes sionistes menées dans différentes zones de la bande de Gaza depuis hier matin s’élève à dix.

La Presse — Huit Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés hier dimanche dans des frappes sionistes visant la zone d’Al-Mawassi, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, et un rassemblement de civils dans la ville de Gaza, selon des sources médicales.

«Cinq personnes ont été tuées à Khan Younès et trois autres à Gaza-ville », a précisé dans un communiqué la Défense civile, organisation de premiers secours à Gaza. Les hôpitaux locaux ont confirmé avoir reçu les corps, ainsi que plusieurs blessés.

Cinq Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés dans une frappe menée par un drone sioniste contre la zone d’Al-Mawassi, à Khan Younès, ont indiqué les mêmes sources. « Des avions de l’occupation (israélienne) ont ciblé plusieurs policiers en service » à Khan Younès, a affirmé le ministre de l’Intérieur de la bande de Gaza.

Dans un autre incident, trois Palestinien ont été tués et plusieurs autres blessés, dont certains grièvement, lors d’une frappe sioniste visant un rassemblement de civils derrière le centre commercial Taj Mall, dans la rue al-Thawra, à l’ouest de la ville de Gaza.

Avec ces huit nouveaux décès, le bilan des Palestiniens tués dans les frappes sionistes menées dans différentes zones de la bande de Gaza depuis hier matin s’élève à dix.

Cette frappe intervient alors que les attaques sionistes se poursuivent dans la bande de Gaza malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 11 octobre 2025. Les bombardements et les tirs continuent de faire des victimes et d’aggraver les conditions de vie d’une population déjà éprouvée par plus de deux années de guerre.

L’offensive militaire sioniste lancée à Gaza en octobre 2023 a déplacé quasiment toute la population gazaouie et a fait plus de 74.500 morts, selon le ministère de la Santé du territoire dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.

Le spectre de la liquidation des droits des réfugiés

Par ailleurs, l’Association 302 pour la défense des droits des réfugiés a déclaré que le ciblage de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (Unrwa), ainsi que la détérioration de son mandat et de ses ressources, menacent les droits et l’avenir des réfugiés, en plus de leur sécurité humaine et matérielle.

Elle a affirmé que la protection de l’agence et la garantie de la continuité de son travail relèvent d’une responsabilité internationale qui va au-delà de la simple distribution d’aides.

Dans un communiqué publié à l’occasion du 109e anniversaire de la Déclaration Balfour, l’Association a souligné que la cause des réfugiés palestiniens demeure une épreuve pour la responsabilité de la communauté internationale envers un peuple qui a subi le déracinement et le déplacement forcé. Leurs droits, avec à leur tête le droit au retour, restent dans l’attente d’une justice et d’une équité conformes aux résolutions internationales pertinentes.

Elle a insisté sur le fait que l’importance de l’Unrwa ne se limite pas à la fourniture de services d’éducation, de soins de santé et de secours sociaux à des millions de réfugiés, mais qu’elle constitue également l’expression de la continuité de la responsabilité politique et juridique internationale envers leur cause.

Cependant, l’Association a mis en garde contre toute atteinte aux ressources de l’agence, particulièrement à son capital humain. Elle a critiqué les décisions de licenciement de personnel qualifiées d’«arbitraires», estimant que l’affaiblissement de l’Unrwa a un impact direct sur la vie des réfugiés et risque de faire disparaître l’un des principaux témoins de l’ONU quant à la pérennité de leur cause.

Les comités populaires pour les services des réfugiés dans les camps de la province de Naplouse ont intensifié leurs mouvements de protestation en refusant la politique de réduction des services adoptée par l’Unrwa. Les comités populaires de Naplouse ont fermé complètement leurs bureaux et suspendu leurs activités le jeudi 29 octobre, dans une mesure qui a suivi plusieurs sit-in organisés devant le camp de Balata et plusieurs camps de la province, en refusant les orientations visant à réduire les services de l’Unrwa et à licencier prés de 4000 employés de ses employés.

(Synthèse de médias)

Auteur

Nizar Hajbi

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