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Guerre au Moyen-Orient : L’Iran prêt à rouvrir le détroit d’Ormuz sous peu si Washington accepte ses demandes

  • 3 novembre 2026
  • 4 min de lecture
Guerre au Moyen-Orient : L’Iran prêt à rouvrir le détroit d’Ormuz sous peu si Washington accepte ses demandes
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En septembre, l’Iran avait présenté, via le Qatar, un plan en sept jours pour rouvrir le détroit mais le président américain Donald Trump l’avait rejeté, tout en laissant la porte ouverte à la poursuite de négociations indirectes.

La Presse — «La possibilité de mettre en œuvre ce plan en deux jours est un signe supplémentaire de la bonne foi de l’Iran», a estimé Esmaïl Baghaï lors d’un point presse à Téhéran. «Si les demandes de Téhéran sont satisfaites, il serait possible de rétablir la sécurité dans le détroit d’Ormuz et de relancer le processus de négociation dans un délai très court».

«L’échange de messages se poursuit» par l’intermédiaire de médiateurs et «tout dépend» de l’acceptation par la partie américaine des exigences iraniennes, a poursuivi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «Ce n’est qu’à ce stade que nous pourrons discuter des étapes suivantes».

Depuis le début de la guerre, déclenchée par des frappes américano-sionistes sur l’Iran le 28 février, Téhéran revendique le contrôle de cette voie maritime et cible régulièrement des navires qui tentent de la traverser sans son autorisation.

En septembre, l’Iran avait présenté, via le Qatar, un plan en sept jours pour rouvrir le détroit mais le président américain Donald Trump l’avait rejeté, tout en laissant la porte ouverte à la poursuite de négociations indirectes.

Téhéran conditionne sa réouverture à un cessez-le-feu sur l’ensemble des fronts dans la région, au dégel de ses avoirs détenus à l’étranger, à la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi qu’à la fin du blocus naval américain contre ses ports.

Ces points figuraient déjà dans un protocole d’accord irano-américain conclu en juin, après un cessez-le-feu en avril pour mettre fin à 40 jours de bombardements intenses. Mais la fragile entente a volé en éclats cet été, et les échanges de frappes ont repris, l’Iran ripostant en ciblant de nouveau les alliés de Washington dans la région, du Golfe à la Jordanie.

Dimanche, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a complété les demandes de l’Iran dans une interview à la chaîne Al Jazeera, soulignant que Washington devait également accepter le «nouvel itinéraire convenu entre l’Iran et Oman pour le transit par le détroit d’Ormuz». Il a également mentionné une réduction des effectifs militaires américains récemment déployés dans la région.

Si une accalmie militaire est observée depuis septembre, les États-Unis et l’entité sioniste ont intensifié ces derniers jours leurs menaces, dans un contexte marqué par d’importants rendez-vous électoraux dans les deux pays.

Samedi, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il lui restait à «s’occuper» d’un ou deux sites nucléaires en Iran. «Tout acte d’agression contre l’Iran, toute attaque militaire contre l’Iran, quel qu’en soit le moyen, fera l’objet d’une riposte puissante, immédiate et globale de notre part», a averti hier Esmaïl Baghaï, après des mises en garde similaires du guide suprême et de l’armée.

Selon le Centcom:  l’Iran a délibérément ciblé des civils

Le commandement central américain a, pour sa part, déclaré hier sur la plateforme « X » qu’Araqchi avait récemment affirmé publiquement que l’Iran n’avait pas attaqué de civils dans les pays voisins, soulignant que cette affirmation était fausse.

Le commandement américain a ajouté que l’Iran ne s’était pas contenté de cibler délibérément les infrastructures civiles, les quartiers résidentiels et d’autres installations dans les pays voisins du Golfe, mais qu’il avait également pris pour cible des marins civils, faisant plus de 20 morts parmi eux au cours des derniers mois.

Le commandement central américain a conclu sa déclaration en affirmant que « l’agression aveugle de l’Iran est claire et ne peut être justifiée ».

L’Iran a averti dimanche les Etats-Unis qu’une éventuelle reprise des hostilités risquait de durer, au lendemain de nouvelles menaces de Donald Trump.

«Une nouvelle guerre pourrait être plus longue que la précédente, et le président américain ne serait pas en mesure de dicter ni le moment ni les conditions» de l’arrêt des hostilités, a déclaré le porte-parole de l’armée, Mohammad Akraminia, cité par la télévision d’Etat.

(Synthèse de média)

Auteur

Nizar Hajbi

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