Economie

Billet – Recensement général de l’agriculture 2026-2027 : Une opportunité pour déterminer les besoins du secteur

  • 4 novembre 2026
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Billet – Recensement général de l’agriculture 2026-2027 : Une opportunité pour déterminer les besoins du secteur
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La Presse — Tout est prêt pour le démarrage de l’opération de recensement général de l’Agriculture 2026-2027, officiellement annoncé par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Favorablement accueilli par les opérateurs et les agriculteurs, ce recensement s’est vu accorder les moyens humains et matériels nécessaires pour la réussite de cette importante opération. À travers l’actualisation des données, le département de l’agriculture ambitionne une meilleure gestion de ses relations avec les agriculteurs, y compris leurs organisations, afin de mieux les servir. Ce projet marquera un passage vers un nouveau palier dans la gestion des relations avec les agriculteurs et les professionnels du secteur. Mieux les servir, c’est notamment assurer un meilleur ciblage des aides, une meilleure évaluation des impacts ainsi qu’une amélioration de la gouvernance des programmes. Le RGA couvrira les cultures, l’élevage, la main-d’œuvre, les équipements, les crédits et les assurances agricoles.

De même, ce projet sera une nouvelle étape pour mieux cerner les spécificités liées à l’activité agricole, aux filières et au mode d’organisation et de fonctionnement. En plus de fournir une information détaillée sur le secteur agricole et ses acteurs, ce premier recensement sera la base d’information pour gérer les référentiels de traçabilité et de certification, la gestion des crises (sécheresse, inondations…), le soutien au revenu (assurances, ou réforme des politiques de prix, etc.) et les subventions. Il sera une source de données statistiques et plus généralement un instrument d’opérationnalisation des politiques agricoles. Il dévoile également un panorama détaillé de l’état actuel des exploitations agricoles dans le pays.

Bien plus qu’une simple collecte de données, ce recensement représente un autre jalon dans la quête de la sécurité alimentaire du pays. Cette opération nationale d’envergure a exigé des mois de minutieuse préparation et une coordination pluridisciplinaire et multisectorielle mobilisant également des moyens considérables dont l’utilisation des outils technologiques et numériques. Les données récoltées serviront de base de données référentielle pour les divers secteurs et les programmes publics de développement et constitueront également une matière dense pour les mutations survenues  et une image actualisée de la structure agraire. Cette initiative d’envergure s’inscrit dans une vision globale de développement durable, visant à renforcer la résilience des populations rurales face aux contraintes climatiques.

L’importance de ce recensement réside dans l’esquisse d’une appréciation d’ensemble précise de la situation actuelle de l’agriculture dans les régions agricoles. Une information précise est essentielle pour identifier les besoins des agriculteurs, optimiser l’utilisation des ressources naturelles et promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

Les données recueillies permettront aussi d’améliorer le ciblage des aides aux agriculteurs et d’évaluer les besoins réels en semences, engrais et autres intrants agricoles. Elles serviront également à orienter les politiques publiques et à élaborer des programmes de développement adaptés. Rappelons que la collecte des données sur le terrain débutera en novembre 2026 pour se poursuivre jusqu’en mai 2027, mobilisant des agents et des superviseurs dans les différentes régions agricoles du pays. Au-delà de la communication programmée dans les médias publics, «le recensement doit constituer une base de données numérique de référence sur les structures agricoles tunisiennes. Les informations attendues concernent notamment les caractéristiques des exploitations, leur répartition géographique et la diversité des activités de production. Elles doivent permettre de mieux apprécier les capacités productives et les besoins aux niveaux national et régional, puis d’orienter les investissements et les programmes de développement selon les spécificités des territoires», révèlent les professionnels du secteur.

Auteur

Najoua Hizaoui

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