La finance verte, une aubaine pour l’économie nationale
La Tunisie nouvelle épouse son temps en misant sur le verdissement de son système financier, et ce, en intégrant le risque climatique en matière de régulation, comme vient de l’annoncer le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie et dont l’objectif est double, à savoir la protection du secteur financier contre les changements climatiques et les risques qu’ils font peser sur l’économie nationale, tout en facilitant le financement de la transition.
Il s’agit, en fait, d’une véritable feuille de route, pour la période 2026/2030, basée sur quatre principaux axes qui se complètent, à savoir l’encadrement de la gestion desdits risques par les établissements financiers, la définition des exigences en matière de données, la définition en vue d’une plus grande émergence de la finance tout en garantissant la coordination et le suivi de cette stratégie, l’objectif final étant la résilience du système financier tunisien face aux défis climatiques avec l’espoir d’assurer la transition vers des modèles plus durables.
Cette orientation est appelée à faire réussir la transition liée aux exigences permettant l’accès aux financements internationaux, plus particulièrement le Mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières, sachant que la bonne gouvernance des risques représente un puissant levier visant un accès plus fluide des PME et des entrepreneurs au financement écologique.
Il convient de mettre en exergue, par ailleurs, l’implication de bon nombre de partenaires dont la Banque africaine de développement, l’Agence française de développement, la Banque allemande de développement et le Conseil du marché financier, autant d’organismes de taille réputés pour leur soutien actif aux lignes de crédit vertes en faveur des énergies renouvelables et l’eau.
Ce nouveau processus est susceptible de contribuer au succès de la transition écologique face aux phénomènes néfastes que représentent, notamment, la sécheresse, les vagues de chaleur, les inondations et l’érosion côtière, ce qui est de nature à nuire à la capacité de remboursement des emprunteurs.
En outre, et tout en se félicitant du franchissement d’une étape cruciale sur le chemin de la finance verte avec la tenue, à la fin du mois dernier, de l’événement dit Green Finance Day, qui a marqué le lancement d’un groupe national dédié à cet effet, il est impératif de consolider cette initiative destinée à faciliter le financement des projets durables et à soutenir les entreprises tunisiennes.


