TOMATES: Des prix qui donnent le tournis !
La tomate, connue pour être scientifiquement un fruit, vient à manquer un peu dans les cuisines tunisiennes, l’offre étant inférieure à la demande qui ne fléchit pas. Du coup, son prix a bondi quelque peu ces derniers temps, au point qu’on évoque une augmentation éventuelle du prix de la boîte de conserve de tomates concentrées.
La Presse — En Tunisie, les prix des tomates s’envolent entre 4,5 et 6 dinars le kilo sur les étals contre environ 2 dinars il y a quelques semaines. Et l’agriculteur, lui, vend sa récolte entre 1 et 1,8 dinar le kilo. Alors, comment expliquer cette flambée des prix ? Il y a la météo qui a sévi cet été comme facteur préjudiciable à la récolte. Les vagues de chaleur extrêmes et la canicule ont brûlé les cultures. Moins de tomates récoltées, cela crée un manque sur le marché. Et puis, la spéculation des intermédiaires.
Des intermédiaires véreux
Le président du syndicat des agriculteurs, Midani Dhaoui, a dénoncé les intermédiaires qui profitent de cette baisse de production pour gonfler artificiellement leurs marges. Mais pour se rassurer, cette situation est temporaire. Les professionnels prévoient une baisse progressive des prix dans les prochaines semaines avec l’arrivée des nouvelles récoltes de saison.
La pomme de terre, le gombo, les poivrons, l’oignon et surtout la tomate ont fait parler d’eux au sein des ménages tunisiens ces derniers jours, pour des raisons liées au coût d’achat. La tomate en chef de file pour sa rareté. Alors que le segment de l’alimentation a connu une légère amélioration dans certains aliments comme la volaille ou les poissons, ou encore avec l’arrivée des fruits de saison, ce sont les légumes qui « trinquent ».
Moins doux, le prix de la tomate…
On parle tout de même d’une moyenne entre 4 à 5 dinars pour le kilo de tomates et d’un prix de 4,5 D la boîte de conserve d’un kilogramme de tomate concentrée. Lorsqu’on demande aux seniors du pays, quelles sont les raisons de tels prix au marché, ils argumentent à leur manière. « Ce n‘est plus la saison des tomates tout simplement », a affirmé en toute bonhomie Mohamed E., retraité de la fonction publique. A Nabeul, le prix de la tomate donne le tournis, affichant la rondelette somme de 5 D, les poivrons doux à 4,5 D et la gamme « baklouti » à 3,5 D, des pommes de terre à 3 D ou encore des citrons verts à 5 D, tous à la pesée au kilo.
Les « anciennes » ont raconté leur technique de l’époque pour pallier le déficit en tomates en hiver, en les séchant probablement durant les grandes récoltes pour pouvoir les consommer à souhait par la suite. Avant même l’apparition des boîtes de tomates concentrées dans l’industrie tunisienne…
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