Vers une hausse des crédits du Programme de Développement Intégré en 2026
Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a souligné, jeudi, que l’objectif principal des politiques économiques est de réaliser un impact direct et tangible sur la vie quotidienne des Tunisiens, en améliorant les services publics et en réduisant la hausse des prix, alors même que certains indicateurs économiques sont en amélioration.
Lors d’une session de dialogue avec les membres du Conseil national des régions et des districts, Abdelhafidh a expliqué que la baisse du taux d’inflation, à environ 5%, ne signifie aucunement une baisse des prix, mais bien plutôt un ralentissement de leur augmentation par rapport aux années précédentes.
Le ministre a souligné à cet effet que la hausse concernait principalement les produits alimentaires non subventionnés de consommation courante, en raison d’influences extérieures telles que les fluctuations des prix des matières importées sur les marchés mondiaux, ainsi que des déséquilibres dans les circuits de distribution et la spéculation.
Dans ce contexte, l’État, a-t-il ajouté, intensifie ses efforts pour contrôler les prix en surveillant les circuits de distribution et en luttant contre les spéculateurs, tout en travaillant à améliorer les indicateurs de croissance et de développement.
Quant au développement régional, Samir Abdelhafidh a soulevé la nécessité d’atteindre un équilibre dans la répartition des ressources entre les différentes régions, notamment en raison de ressources limitées. Sur ce point, il a précisé que le critère adopté combine l’indice de développement régional et le nombre d’habitants.
Le ministre de l’Economie a, en outre, annoncé l’augmentation des crédits alloués au ‘Programme de Développement Intégré’ afin d’améliorer les conditions de vie, passant de 250 millions de dinars en 2025 à 300 millions de dinars tunisiens en 2026.
Au sujet de l’investissement, Abdelhafidh a indiqué que le gouvernement travaille à simplifier les procédures administratives et à lever les obstacles liés aux autorisations économiques, en soulignant le succès relatif dans la résolution de plusieurs problèmes rencontrés par les investisseurs, en particulier du secteur privé.
L’orientation politique actuelle consiste à regrouper les structures administratives similaires pour réduire l’inflation institutionnelle et améliorer son efficacité, a rappelé le ministre de l’Economie et de la Planification.
Sur le plan international, Samir Abdelhafidh a indiqué que le gouvernement suit de près l’évolution de la crise économique mondiale à travers un comité technique anticipant les scénarios possibles. Il a affirmé à ce sujet que l’économie tunisienne a montré sa capacité de résilience face aux crises précédentes.
Le ministre de l’Économie a mentionné, de plus, l’adoption d’une stratégie de diversification des partenariats internationaux et de maintien des choix nationaux, avec une amélioration du rythme des décaissements des financements extérieurs destinés aux projets.
Quant à l’investissement extérieur, Samir Abdelhafidh a indiqué que les efforts se dirigent vers l’attraction de projets à forte valeur ajoutée dans les secteurs clés et vers la promotion de l’investissement dans les énergies renouvelables et la réduction du déficit énergétique.


