Manouba : un chantier routier relancé sous pression des habitants
Les travaux de réhabilitation de certains tronçons de la route locale 525 se poursuivent à Tebourba, dans le gouvernorat de la Manouba. Cet axe relie la délégation de Tebourba aux délégations d’Ansarine, Waqfaya et Mellaha, sur une longueur de 2 kilomètres répartie en cinq sections, pour un coût global estimé à 1,9 million de dinars, selon les services de la direction régionale de l’Équipement.
D’après les mêmes sources, les difficultés ayant entraîné un retard dans la mise en œuvre du projet ont été surmontées. L’intervention en cours vise, dans une première phase, à réparer les tronçons les plus dégradés, dans le cadre d’un programme initial inscrit au plan de développement 2026-2030. Cette démarche s’inscrit en attendant la mobilisation des financements nécessaires à la réhabilitation complète de la route, dont la longueur totale avoisine les 15 kilomètres.
Les études réalisées par le ministère de l’Équipement depuis 2018 estimaient le coût de la réfection globale à plus de 18 millions de dinars. Après actualisation, ce montant atteint désormais près de 35 millions de dinars, reflétant l’ampleur des travaux requis.
Le projet prévoit également, dans sa phase initiale, la réalisation d’ouvrages hydrauliques destinés à faciliter le passage des véhicules au niveau des oueds et à protéger les tronçons concernés contre les inondations, souvent à l’origine de dégradations importantes de la chaussée. À terme, ces aménagements devraient être complétés par la construction d’un pont sur l’oued El Maleh, ainsi que par la mise en place de canalisations en béton et d’autres infrastructures hydrauliques, dans le cadre d’un programme global.
Si le démarrage des travaux a été salué par les habitants et les membres du conseil local, qui attendaient cette intervention depuis plusieurs années, des préoccupations ont été exprimées quant à leur impact sur l’état général de la route. Selon le président du conseil local de Tebourba, Zied Daaji, la concentration des travaux sur certains tronçons prioritaires, combinée au passage fréquent de camions et d’engins de chantier, a contribué à accentuer la dégradation des autres parties de la route.
Face à cette situation, les autorités locales ont saisi le gouverneur ainsi que les services concernés afin de trouver des solutions urgentes permettant de limiter les dégâts et d’éviter une aggravation de l’état de la chaussée. Certains usagers ont même appelé à la suspension des travaux, redoutant une détérioration supplémentaire susceptible de compliquer davantage la circulation dans les mois à venir.
Au nom des habitants, le président du conseil local a également plaidé pour une accélération de la mobilisation des financements nécessaires à la réhabilitation complète de la route, inscrite dans les propositions du plan de développement 2026-2030. Il a souligné que ce projet constitue une priorité pour les populations rurales concernées, qui aspirent avant tout à de meilleures conditions de mobilité et à un accès facilité aux services de transport public.
Il convient de rappeler que la route 525 a déjà bénéficié de plusieurs interventions ponctuelles, notamment pour la réparation des nids-de-poule et le traitement des dégâts causés par les crues de l’oued El Maleh. Des mesures visant à améliorer la sécurité routière ont également été mises en œuvre, incluant la pose de signalisation verticale et horizontale, la correction de certaines pentes limitant la visibilité, ainsi que l’installation de glissières de sécurité équipées de dispositifs réfléchissants.



