Les 21es Championnats arabes d’athlétisme juniors (moins de 20 ans) se sont achevés jeudi 30 avril 2026, au stade d’athlétisme de Radès. Les athlètes de l’équipe nationale tunisienne ont remporté un total de 26 médailles : 4 d’or, 10 d’argent et 12 de bronze. La Tunisie se classe ainsi septième au classement final des médailles.
La Presse — Cette compétition qui a réuni la jeune élite du monde arabe est intéressante. En effet, si elle n’existait pas, il aurait fallu la créer. En athlétisme, c’est à cet âge que l’on peut changer les programmes de préparation et aborder le véritable entraînement d’endurance tout en axant le travail sur tout ce qui est spécifique.
Indépendamment des médaillés or, la liste des participants tunisiens, filles et garçons, bien sûr, nous semble plus intéressante au niveau des médaillés argent et bronze. C’est là où se trouve une matière de qualité, qu’il faudrait travailler et prendre en charge, tel que le font nos voisins algériens et marocains. Ces deux pays possèdent de belles structures et ils s’en servent. L’Institut National d’Athlétisme (INA) à Rabat, situé près du complexe sportif Moulay Abdellah, est le centre principal de la Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme (Frma). Il forme l’élite des jeunes coureurs (14-18 ans) et prépare les athlètes de haut niveau dans des conditions exigeantes, favorisant la compétition et la performance.
Entraînement intensif, suivi médical et scolarité
Véritable «institution totale», l’INA est au cœur de la détection et du perfectionnement des futurs champions marocains.
Il propose une prise en charge complète, alliant entraînement intensif, suivi médical et scolarité. Il est le lieu de préparation de nombreux athlètes olympiques et internationaux marocains
Les athlètes algériens, pour leur part, s’entraînent dans plusieurs centres spécialisés à travers le pays, principalement concentrés autour d’Alger et dans des infrastructures régionales clés. Le Complexe olympique Mohamed-Boudiaf (Alger) est le cœur du sport de haut niveau, incluant le stade d’athlétisme qui a été rénové pour la préparation des athlètes.
Nous possédons quelques centres régionaux, les lycées sportifs et, bien entendu, les lieux de regroupement, mais (et il y a un mais malheureusement), nous sommes incapables de nous occuper de notre élite.
L’exemple de ce qui se passe en natation est une plaie ouverte dans tout ce qui représente l’avenir de nos jeunes. Nos fédérations sont assez timides, ne disposent pas de moyens financiers et dépendent de la tutelle qui continue à agir avec un désintéressement total.
Dans le cas où cela pourrait changer, il y a de la matière mais nous demeurerons à la recherche d’une politique (non pas de subsides) et de responsables (qui ne comptent pas comme de simples épiciers) pour revenir au premier plan. Les résultats de ces Championnats le prouvent.

