Aujourd’hui l’épreuve du bac : L’épreuve de la vérité et de la distinction
Le bac 2026 est un moment de vérité attendu impatiemment par les Tunisiens qui se mobilisent pour que les examens se déroulent dans les meilleures conditions possibles, en premier lieu dans l’apaisement et le sentiment de se libérer de la peur et de la pression.
La Presse — Les examens constituent, par excellence, la saison des bonnes récoltes qui couronnent toujours une année de labeur, d’abnégation et d’investissement.
En Tunisie, en dépit de tous les mensonges répandus par les négationnistes, à longueur de nuit et de jour, les Tunisiens demeurent convaincus que leur ascension est organiquement liée à l’école publique qui a formé, des décennies durant, l’élite qui a édifié l’Etat moderne, libéré le pays de la répression coloniale, réconcilié les Tunisiens avec les valeurs du travail et de l’effort et qui a permis au pays d’occuper une place de choix parmi les nations avancées.
Aujourd’hui, mercredi 3 juin 2026, ils sont plus de 171 mille futurs bacheliers à frapper à la porte de l’université. Car en Tunisie, désormais, les universités et les instituts supérieurs spécialisés dans les hautes études se sont installés dans toutes les régions et localités du pays, y compris celles où on n’entendait pas parler de baccalauréat et on ne savait pas que chaque citoyen a le droit irréversible de se promouvoir et d’aspirer à l’honneur de servir la patrie avec la conviction qu’il accomplit, avec conscience et en toute responsabilité, un devoir sacré.
Et même si certaines difficultés de parcours subsistent encore et que certains lycées ou laboratoires manquent encore des équipements auxquels ils ont un droit inaliénable, les bacheliers de 2026 sont déterminés à se surpasser et à faire honneur à leurs familles, à leurs enseignants, aux cadres et agents de leurs institutions et surtout à leur patrie. En réalisant les excellents résultats qu’on attend d’eux.
Et pour ce faire, la mobilisation générale battant son plein depuis des semaines, en vue de motiver nos jeunes et de les aider à exceller, participe d’une approche scientifique avérée fondée essentiellement sur la nécessité impérieuse de voir toutes les composantes de l’opération éducative, sans exclusive, contribuer à réunir les conditions objectives qu’impose le succès des examens du bac 2026. En attendant ceux des universités nationales.
Ainsi le ministère de l’Education multiplie-t-il les initiatives les plus audacieuses en vue d’éradiquer la tricherie galopante à la source et de libérer nos jeunes futures compétences de la colonisation des hordes des professionnels de la vente de faux rêves.
L’interdiction d’entrée dans les salles d’examen de tout instrument à caractère technologique et la veille sécuritaire permanente, en vue d’arrêter les fossoyeurs la main dans le sac, aussi bien auprès des candidats que des bandes mafieuses, sans oublier certains enseignants qui ont vendu leurs âmes au diable, sont à mettre en exergue, à la condition d’aboutir à des résultats propres dignes de la Tunisie du 25-Juillet.
Et ce ne sont pas uniquement les ministères de l’Education, de l’Intérieur et des Télécommunications ainsi que les entreprises de la cybernétique qui veillent au grain. Mais aussi les experts indépendants en pédagogie qui multiplient les apparitions médiatiques pour professer un discours apaisant à l’endroit des candidats et de leurs parents, leur demandant de se libérer de la pression qui freine leur énergie et les oblige, parfois, à rater leur examen.
Quand un coach de la trempe de Wahid Zalila prend la parole pour exiger des parents de se libérer de leur peur et de tout faire pour ne pas la transférer à leurs enfants, on est dans l’obligation de reconnaître que nos experts sont au fait des méthodes modernes de préparation des jeunes à réussir et à exceller.



