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Mohamed Salah Ayari analyse nos réserves de change et la conciliation pénale

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  • 16 juin 2026
  • 2 min de lecture
Mohamed Salah Ayari analyse nos réserves de change et la conciliation pénale

Si le fléchissement des stocks de devises reste gérable grâce à l’apport imminent des Tunisiens résidents à l’étranger, le mécanisme de conciliation pénale peine à convaincre. L’expert Mohamed Salah Ayari pointe à ce titre un manque de formation flagrant de la commission chargée du dossier.

Les indicateurs financiers de la Tunisie oscillent entre résilience conjoncturelle et blocages administratifs. Invité ce matin du mardi 16 juin 2026 sur les ondes de Jawhara FM, le conseiller fiscal et membre de l’Union des experts fiscaux arabes, Mohamed Salah Ayari, a livré un diagnostic technique sur la situation macroéconomique du pays ainsi que les réformes juridico-financières en cours.

Sur le front de la politique monétaire, l’universitaire s’est voulu rassurant face aux récentes inquiétudes concernant le tarissement des avoirs extérieurs de la Banque centrale. “Le repli actuel des réserves de change de la Tunisie n’a rien d’alarmant et s’apparente à une fluctuation purement saisonnière”, a-t-il rassuré. Et d’ajouter que “la situation devrait rapidement se redresser, probablement même dans les prochains jours avec le pic des transferts financiers et les dépenses massives attendues de la diaspora tunisienne à l’occasion de la saison estivale”.

Le ton s’est avéré moins rassurant lorsque l’expert a abordé le dossier de la conciliation pénale. Destiné à renflouer les caisses de l’État en échange de l’extinction des poursuites contre les hommes d’affaires poursuivis pour délits financiers, ce dispositif souffre d’un manque d’attractivité. Selon M. Ayari, « de nombreuses personnes hésitent à adhérer à ce système en raison de ce qu’elles considèrent comme une injustice ou une sévérité excessive dans le traitement qui leur est réservé».

Pour ce qui est de l’enseignant en fiscalité, le nœud du problème réside dans la gouvernance même de l’institution. M. Ayari fait état d’un manque de maîtrise technique de la Commission de conciliation pénale. «la Commission de conciliation pénale n’est pas pleinement imprégnée du sujet comme il se doit, et qu’elle manque d’expertise sur la manière de traiter avec la personne condamnée et de l’orienter».

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Auteur

Abir Chemli

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