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Hand – Mondial dames U18 en Roumanie – La Tunisie 20e : Elles auraient pu mieux faire

  • 12 août 2026
  • 3 min de lecture
Hand – Mondial dames U18 en Roumanie – La Tunisie 20e : Elles auraient pu mieux faire

Contestée, cette équipe tunisienne aura essayé, mais elle a manqué de niveau et de constance devant une concurrence plus affûtée.

La Presse — L’équipe nationale féminine des moins de 18 ans a terminé sa participation à la Coupe du monde  en Roumanie à la 20e place mondiale. Cette équipe s’est préparée durant quatre années sous la férule de Abdelmajid Gueddour. Cette vingtième place n’est pas du goût de tout le monde et les réseaux sociaux se sont enflammés pour changer l’entraîneur.

Ce n’est malheureusement pas de cette manière que l’on peut avancer. On semble, en effet, oublier que la Fthb est actuellement dotée d’un directeur technique national. Il est de sa compétence de préparer un bilan en collaboration du sélectionneur. Si le changement s’impose, ce sera au bureau fédéral de prendre la décision sur proposition du DTN. Ces décisions à l’emporte-pièce n’ont jamais abouti à des fins positives. Et de toutes les manières, cette équipe s’est appliquée. Nous avons bien suivi quelques-unes de leurs rencontres. Elles sont tout d’abord tombées sur des adversaires qui figurent parmi  les meilleures formations engagées et qui appartiennent à des nations-référence en handball. Ce n’était pas facile, mais cette même équipe avec deux ou trois tournois supplémentaires aurait certainement pu mieux faire. En sport collectif, on ne progresse pas du jour au lendemain. Ce n’est nullement facile de transformer des individualités, quelles que soient leurs qualités, en un tout collectif qui donne la ferme impression qu’elle pense, anticipe, réagisse à l’unisson, d’une seule manière.

Cette équipe est sans nul doute à conserver. Certaines de ses joueuses passeront probablement  à la catégorie supérieure. L’ossature sera enrichie par de nouvelles joueuses qui sont en train de percer et qui ne tarderont pas à s’affirmer. On est en train de faire du  bon travail au sein des équipes féminines de l’intérieur. Le fait de vouloir changer les choses n’est pas une priorité, il faudrait partir du principe que l’on doit renforcer  et surtout travailler plus  tout en enrichissant l’effectif.

Aménager les horaires scolaires

La sélection féminine U18  est comme toutes les sélections des jeunes, confrontée aux contraintes scolaires de ses joueuses. Pour ce qui concerne les jeunes de toutes les disciplines sportives, nos programmes scolaires et universitaires, actuellement, ne permettent pas d’aménager les horaires et de donner plus de temps aux entraînements. Les responsables qui veillent sur ces jeunes ne peuvent faire œuvre utile si les programmes d’entraînement et de préparation exigent des exceptions. Les autorisations et les consentements sont obtenus au compte goutte. L’ «administrite» règne en maître.

Nous avons eu des champions du monde qui ont été renvoyés de leurs établissements ou ont redoublé faute de pouvoir bénéficier des autorisations nécessaires. Il a fallu des interventions et des démarches aussi fastidieuses que longues pour remettre les choses au point. Nos adversaires potentiels en hand et dans toutes les autres disciplines ont consenti ces exigences. Ils progressent. Nous ne pourrons pas le faire avec des vœux pieux, mais avec une organisation  sociale adaptée et une législation sportive  qui protège et donne à nos jeunes les moyens de se bonifier.

Auteur

Kamel GHATTAS

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