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Risques de catastrophe : 19 pays arabes sur 22 ont alloué des budgets spécifiques

  • 12 octobre 2026
  • 4 min de lecture
Risques de catastrophe : 19 pays arabes sur 22 ont alloué des budgets spécifiques

Alors que les effets du changement climatique s’intensifient dans la région arabe, le suivi de l’efficacité des dépenses consacrées à la prévention des catastrophes constitue un défi majeur. Selon une étude menée conjointement par le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe et la Ligue des États arabes, 19 pays sur 22 ont déjà prévu des budgets dédiés à cette question.

La région arabe fait face à une aggravation des effets du changement climatique, nécessitant le renforcement des dispositifs de prévention et une meilleure coordination des politiques de réduction des risques de catastrophe. C’est ce qu’a indiqué Raidan AlSaqqaf, directeur régional adjoint du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe pour les États arabes, dans une déclaration à Mosaïque FM.

Selon le responsable onusien, plusieurs programmes ont été lancés dans le cadre d’une vision arabe commune visant à mieux anticiper les catastrophes et à en limiter les conséquences humaines, sociales et économiques.

Ces initiatives s’inscrivent dans la mise en œuvre de la Stratégie arabe pour la réduction des risques de catastrophe, sous l’égide de la Ligue des États arabes. Parmi les principales figure l’initiative mondiale “Alertes précoces pour tous”, lancée lors de la conférence des Nations unies sur le changement climatique COP27, organisée à Charm el-Cheikh, en Égypte, en 2022.

Des systèmes d’alerte et de prévention à renforcer

Cette initiative vise à aider les États à mettre en place et à consolider leurs systèmes nationaux de réduction des risques. Elle repose notamment sur une meilleure connaissance des menaces, le développement de dispositifs nationaux capables de faire face aux différentes situations de crise et le renforcement des moyens technologiques dédiés à l’alerte précoce.

L’objectif est également d’améliorer la diffusion des avertissements auprès des populations, tout en associant les communautés locales aux actions de prévention et de protection. Le renforcement des mécanismes de secours et de sauvetage constitue un autre volet de cette démarche.

Raidan AlSaqqaf a souligné que les programmes doivent être adaptés aux réalités et aux besoins de chaque pays. Les risques diffèrent en effet selon les territoires : certains sont particulièrement exposés aux inondations, tandis que d’autres sont confrontés aux incendies, à la désertification ou à d’autres phénomènes susceptibles de menacer les populations, leurs moyens de subsistance et les infrastructures économiques.

Cette diversité impose des réponses adaptées, tenant compte des vulnérabilités locales et de la capacité des États à anticiper les risques, à alerter les populations et à intervenir rapidement en cas de catastrophe.

L’efficacité des dépenses, un défi majeur

Sur le plan financier, une étude réalisée conjointement par le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe et la Ligue des États arabes révèle que 19 des 22 pays arabes ont alloué des budgets spécifiques à la réduction des risques de catastrophe.

Pour Raidan AlSaqqaf, l’enjeu ne se limite toutefois pas à la mobilisation de ressources financières. Il réside également dans la capacité à suivre l’utilisation des fonds, à mesurer l’efficacité des dépenses engagées et à déterminer dans quelle mesure celles-ci contribuent réellement à protéger les populations.

Le responsable a notamment relevé que les dépenses effectivement réalisées pourraient être inférieures aux montants initialement alloués. Cette situation souligne la nécessité d’améliorer le suivi budgétaire et de réorienter les ressources vers les interventions les plus pertinentes et les plus efficaces.

Une attention particulière doit, selon lui, être accordée à la protection sociale des catégories les plus vulnérables, qui sont également les plus exposées aux conséquences du changement climatique.

Au-delà de l’existence de budgets dédiés, l’enjeu consiste ainsi à garantir que les financements se traduisent par des mesures concrètes de prévention, une meilleure préparation aux catastrophes et une protection accrue des populations. L’amélioration de l’efficacité des dépenses apparaît dès lors comme un levier essentiel pour renforcer la résilience des pays arabes face aux risques climatiques et aux catastrophes.

Auteur

R. I

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