Iran a officiellement averti les pays européens qu’ils deviendraient des « cibles légitimes » s’ils s’alliaient militairement aux États-Unis et à l’entité sioniste dans le conflit actuel, c’est ce qu’a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi. Le responsable iranien a, en effet, mis en garde les pays contre toute participation à cette guerre d’agression, précisant que Téhéran avait déjà averti les États européens de rester à l’écart du conflit.
« Si un pays se joint à l’agression contre l’Iran… il deviendra certainement, lui aussi, une cible légitime pour les représailles de l’Iran », a-t-il déclaré à la chaîne France 24. L’avertissement de Téhéran quant à des représailles a été formulé alors que la confrontation régionale continue de s’étendre.
A rappeler qu’il ne s’agit pas de la première déclaration iranienne dans le genre. En effet, le 3 mars 2026, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a précisé, à son tour, que toute intervention européenne visant les infrastructures militaires de l’Iran serait considérée comme une complicité directe avec les agresseurs et un acte de guerre.
La Grande Bretagne y est déjà !
Il est à noter qu’en parallèle avec cet avertissement, le ministère britannique de la Défense a annoncé, ce samedi 7 mars 2026, que les États-Unis ont commencé à utiliser des bases britanniques pour ce qu’ils ont qualifié comme « opérations défensives » contre l’Iran dans le cadre de ce conflit en cours au Moyen-Orient.
Dans un communiqué publié sur la plateforme X, le ministère a précisé que les États-Unis utilisent ces bases pour des opérations ciblées visant à empêcher l’Iran de lancer des missiles dans la région, des actions qui, selon Londres, mettent en danger des vies britanniques. Un photographe de l’Agence France-Presse (AFP) a d’ailleurs rapporté ce samedi l’atterrissage d’un bombardier américain de type B-1 sur la base de Fairford, dans le comté de Gloucestershire, au sud-ouest de l’Angleterre.
Pour sa part, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, avait déclaré la semaine dernière que le Royaume-Uni n’avait pas participé à l’attaque américano-sioniste contre Téhéran, car toute action militaire britannique doit reposer sur un « plan opérationnel réfléchi », ajoutant qu’il ne croyait pas au « changement de régime par les airs ». Cependant, ce refus n’a visiblement pas trop tardé ! Car il a par la suite autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques pour mener ce qu’il a qualifié de « frappes limitées » et défensives afin d’affaiblir les capacités de Téhéran…
Il est par ailleurs à rappeler que l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni (E3) avaient laissé entendre qu’ils étaient prêts à prendre des « actions défensives » pour neutraliser les capacités de lancement de missiles iraniens avant de faire un pas en arrière. Sauf que la Grande Bretagne qui avait initialement autorisé les USA de réaliser des frappes depuis ses bases contre l’Iran a fini par mettre en action sa position initiale même si elle maintient toujours un discours de « défense ».