Santé : la Tunisie réalise une première africaine avec un stent résorbable de nouvelle génération
Le ministère de la Santé a annoncé l’introduction, pour la première fois en Afrique, d’une endoprothèse coronaire résorbable de troisième génération (Fantom® Encore), au sein du Hôpital universitaire La Rabta. Cette avancée majeure a été réalisée au service de cardiologie dirigé par le professeur Sami Mourali, en partenariat avec des experts internationaux, notamment allemands.

Dans un communiqué rendu public ce samedi 25 avril 2026, la même source a ajouté que cette technologie innovante marque une rupture avec les pratiques traditionnelles. Contrairement aux stents classiques, la prothèse utilisée permet de rouvrir les artères coronaires sans laisser de corps étranger permanent dans l’organisme. Elle se résorbe progressivement après avoir assuré sa fonction, offrant ainsi des bénéfices thérapeutiques durables, notamment pour les patients jeunes, en améliorant la qualité du traitement sur le long terme.
Selon le ministère, cette innovation représente une véritable révolution dans le traitement des maladies coronariennes. Elle permet non seulement d’améliorer l’efficacité des soins, mais aussi de réduire les complications associées aux dispositifs permanents.
L’introduction de cette technique s’inscrit dans une dynamique de modernisation du système de santé tunisien, axée sur l’intégration des technologies médicales de pointe et l’amélioration continue de la prise en charge des patients.
Un signal fort pour le positionnement régional de la Tunisie
Au-delà de la performance médicale, cette réalisation met en évidence la capacité des établissements publics à suivre le rythme des avancées internationales. Elle témoigne également du haut niveau de compétence des équipes médicales tunisiennes, ainsi que de leur aptitude à maîtriser des techniques complexes.
Le ministère souligne, par ailleurs, que cette réussite renforce le positionnement de la Tunisie en tant que pôle régional de médecine avancée en Afrique. Elle illustre aussi l’importance des partenariats internationaux dans le transfert de technologies et le partage d’expertise, éléments clés pour accompagner la réforme du système de santé.




