Il a annoncé une baisse de production de près de la moitié par rapport à l’année précédente. Un climat hostile à la production Selon Moez Chaouch, la saison a été particulièrement éprouvante pour les agriculteurs.
En cause : les inondations et les précipitations exceptionnelles enregistrées en Tunisie, notamment durant le mois de janvier dernier. Ces intempéries ont lourdement impacté les cultures, entraînant la destruction d’une partie importante des récoltes.
Résultat, la production de cette année affiche un recul de 50 % par rapport à la saison 2025. Nabeul, cœur battant de la fraise tunisienne Le responsable a profité de cette tribune pour rappeler le poids stratégique de la région, précisant que le gouvernorat de Nabeul assure à lui seul 90 % de la production nationale.
Bien que la culture de la fraise soit ancrée dans le paysage agricole tunisien depuis la fin des années 1960, elle fait aujourd’hui face à une explosion des coûts de production.
Concernant les variétés cultivées, Chaouch a apporté des précisions techniques : le marché tunisien repose actuellement sur deux variétés principales, la « Savana » et la « Radiance ». Il a tenu à lever une confusion populaire en précisant que le calibre et la couleur des fruits dépendent uniquement des plants importés, réfutant ainsi l’existence d’une prétendue « fraise arabe » (locale). Face aux défis environnementaux, des efforts sont désormais déployés pour introduire des variétés plus résilientes aux dérèglements climatiques que connaît le pays.
Entre coût de production et réalité du marché Sur le volet commercial, le président de l’Union Régionale a détaillé la structure des prix. Actuellement, l’agriculteur cède le kilogramme de fraises dans les circuits organisés à un tarif oscillant entre 3 500 et 4 000 millimes. Compte tenu des charges et des marges de distribution, il estime qu’un prix de vente au public avoisinant les 7 000 millimes reste « acceptable » dans le contexte actuel.



