Le secteur agricole dans le projet présidentiel : Sécurité alimentaire et souveraineté nationale
Parmi les domaines déterminants pour la croissance socioéconomique et le développement global et durable, on cite le secteur agricole qui génère environ un peu plus de 10% du PIB et emploie plus de 14% de la main-d’œuvre de la population tunisienne.
La Presse — Fortement conscient de l’importance de ce facteur, le Président de la République ne cesse de mettre l’accent sur ce secteur qu’il qualifie, constamment, comme faisant partie intégrante de la sécurité alimentaire et de la souveraineté nationale dans la Tunisie nouvelle.
En effet, considérée comme un pilier stratégique de l’économie, ce secteur et les différentes difficultés en la matière ont été au cœur de la rencontre accordée, en début de ce mois d’avril, au ministre de l’Agriculture par le Président Kaïs Saïed qui a passé en revue, avec lui, les divers volets de ce domaine, dont notamment la manière de faire face aux défis climatiques et à toutes sortes de pressions économiques, et ce, dans le but d’espérer une garantie de l’autosuffisance alimentaire.
C’est dans cet esprit qu’un soutien total aux petits agriculteurs et une protection des ressources, en l’occurrence les eaux et les terres, ont été annoncés dans le sens où face au stress hydrique, la préservation des ressources en eau et la modernisation des méthodes d’irrigation s’avèrent prioritaires pour contribuer à de meilleurs rendements dans ce domaine grâce à la concrétisation de l’autosuffisance alimentaire souhaitée.
Parmi les autres objectifs, on mentionne ceux de la réduction de la dépendance aux importations, ce qui exige une protection spéciale des petits agriculteurs en mettant en place de véritables approches en faveur des subventions, des prix garantis, sans oublier le volet commercial, tout en assurant le contrôle officiel des intrants agricoles, dont notamment les pesticides et les semences, ce qui est considéré comme étant crucial pour la qualité des produits et pour la santé humaine.
Pour revenir à l’audience accordée par le Chef de l’Etat au ministre de l’Agriculture, rappelons que des instructions précises ont été données concernant les différentes phases de la campagne agricole, à savoir l’ensemencement, les engrais, le stockage et la vulgarisation dans la mesure où le pays connaît, au cours de cette saison, des circonstances exceptionnellement positives avec des indicateurs laissant présager une récolte record après une longue période de sécheresse.
C’est dire qu’au lieu de s’endormir sur leurs lauriers, les différentes parties prenantes sont appelées à redoubler d’efforts pour espérer générer les meilleurs résultats et fructifier à bon escient les indicateurs positifs.
Etant logique de ne rien laisser au hasard, le Président de la République a tenu à mettre en exergue l’obligation de multiplier les efforts en vue de préserver la richesse animale, surtout que le département de l’Agriculture dispose d’un Office national des fourrages qui a été créé spécialement à cette fin, malgré certaines tentatives menées par des parties qui voulaient, sciemment, le faire échouer.
L’impératif de préserver les ressources en eau a été également souligné par le Président Saïed, avec un appel pressant à l’entretien des barrages et à la création de nouveaux lacs collinaires, censés participer, efficacement, à une meilleure irrigation des terres agricoles
Et tout en mettant l’accent sur le rôle des nos produits agricoles, plus particulièrement les dattes, l’huile d’olive et les agrumes, le Chef de l’État ne cesse de réitérer sa conviction quant au rôle stratégique de l’agriculture, dans toutes ses composantes, pour la réalisation de la sécurité nationale qu’il faut défendre contre toute tentative de lui porter préjudice.



