Détroit d’Ormuz : Trump met davantage de pression sur Téhéran

Le président américain a annoncé hier que l’Iran vient d’informer les Etats-Unis que le pays se trouve dans un «état d’effondrement» et qu’il souhaite que Washington ouvre le détroit d’Ormuz «dès que possible».
«L’Iran vient de nous informer qu’il se trouve dans un +état d’effondrement+. Il souhaite que nous +ouvrions le détroit d’Ormuz+ dès que possible, le temps qu’ils tentent de régler leur situation en matière de leadership (ce qu’ils seront, je pense, en mesure de faire !)», a écrit le locataire de la Maison-Blanche sur sa plateforme Truth Social.
Le président des Etats-Unis Donald Trump n’est pas satisfait de la dernière proposition de paix de l’Iran, qui vise à rouvrir le détroit d’Ormuz et à mettre fin au blocus naval américain des ports iraniens, tout en reportant les négociations sur son programme nucléaire à une date ultérieure, ont rapporté lundi des médias américains, citant plusieurs responsables de la Maison-Blanche.
Le président a discuté de la proposition iranienne avec ses principaux responsables de la sécurité nationale lors d’une réunion dans la salle de crise de la Maison Blanche lundi après-midi, selon ces informations.
L’une des personnes présentes à la réunion a indiqué que Trump n’est pas enclin à accepter la proposition iranienne, qui a été transmise aux Etats-Unis ces derniers jours, a rapporté la chaîne américaine d’information CNN.
Trump avait annulé, au cours du week-end écoulé, le déplacement de ses émissaires, Steve Witkoff et Jared Kushner, qui était prévu à Islamabad en vue de nouvelles négociations avec l’Iran pour mettre fin au conflit.
Le président américain a évoqué «une confusion et des luttes intestines considérables» au sein de la «direction» iranienne, estimant que «personne ne sait qui est aux commandes, pas même eux».
De son côté, le Secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a rejeté, lundi, toute idée de normalisation d’un système dans lequel l’Iran «déciderait qui a le droit d’utiliser une voie navigable internationale et combien il faut payer pour l’utiliser», en allusion au détroit d’Ormuz par lequel transitent près de 20 % des flux mondiaux d’hydrocarbures.
Le chef de la diplomatie américaine a également indiqué que les Iraniens «veulent faire au monde, avec une arme nucléaire, ce qu’ils font actuellement avec le pétrole». «Ils veulent prendre le monde en otage pour pouvoir faire tout ce qu’ils veulent», a-t-il averti lors d’une interview sur la chaîne Fox News.
Dans ce sens, il a appelé la communauté internationale à soutenir des «sanctions paralysantes» et d’autres mesures de pression afin d’obtenir des concessions de la part du régime iranien.
(Synthèse de médias)




